100% Bonheur ! Coucou les scrapeuses ! Aujourd'hui je vous montre la suite de notre week-end Ă  Marseillans, avec nos amis sĂ©tois. Elyna avait 9 mois comme elle a changĂ© ! Ce sont de merveilleux souvenirs, qui Ă©voquent pour moi beaucoup d'amour et de bonheur, d'oĂč le choix de mes dĂ©cors. La page est rĂ©alisĂ©e avec le gabarit du kit Aujourdhui, il rĂ©alise son rĂȘve et vous ouvre les portes de sa maison pour vous proposer une cuisine Ă  son image oĂč gastronomie rime avec convivialitĂ©. Les produits locaux de saison y sont sublimĂ©s et tout ce qui vous est proposĂ© Ă  5 Le bonheur est secrĂ©tĂ© par notre cerveau. Environ 12 % de nos pensĂ©es quotidiennes sont des projections dans l’avenir, et la majoritĂ© d’entre elles sont positives (2). De mĂȘme, la plupart des gens, surtout jeunes, pensent qu’ils seront plus heureux dans cinq ans. Les sondages Ă  long terme rĂ©vĂšlent le contraire, bien sĂ»r. lebonheur, grĂące Ă  ma voisine de 82 ans. Anonymous144137, le 09/06/2006. Il y a deux ans, il m’est arrivĂ© une belle histoire. J’avais envie de vous la faire partager. AprĂšs avoir emmenĂ© les enfants Ă  l’école et sorti le chien, j’entre comme chaque matin dans mon bureau. Quel plaisir de travailler chez soi. LaquĂȘte du bonheur. Le livre de l'auteur, dont voici quelques chapitres, s'adresse au petit tailleur de pierre qui se trouve en chacun de nous. Qui, en effet, n'a pas un jour souhaitĂ© ĂȘtre Desoiseaux entrent souvent dans ma maison. Les oiseaux sont une grande source de questionnement dans le paranormal car on se demande souvent si leur prĂ©sence est un signe ou pas. En effet de nombreuses personnes pensent qu’il peut y avoir une relation entre eux et les esprits voire mĂȘme que certains sont en fait des morts qui pWrw. Du lundi au vendredi, le chef Jean-Luc Daniel nous invite en cuisine pour nous livrer de nouvelles recettes facilement rĂ©alisables Ă  la maison et nous transmettre l'envie de cuisiner pour notre famille et nos amis. Des plats simples, dĂ©licieux et "Fait maison" Du printemps jusqu'aux mois d'hiver, Jean-Luc Daniel vous propose tout au long de l'annĂ©e des recettes inspirĂ©es des produits de saison et locaux. Toute la famille trouvera son bonheur au fil de plats Ă  base de viande, de poisson ou vĂ©gĂ©tarien. Ne soyez pas Ă©tonnĂ©s de retrouver Jean-Luc devant un barbecue cet Ă©tĂ©, le chef adore adapter ses modes de cuisson aux saisons. Chef du restaurant "Le Cabochon" Ă  LiĂšge et animateur de l'Ă©mission "Mon plat prĂ©fĂ©rĂ©" , Jean-Luc Daniel est ravi de vous proposer l'Ă©mission "Fait Maison" pour la 3Ăšme annĂ©e consĂ©cutive. Une Ă©tude rĂ©alisĂ©e dans dix pays europĂ©ens * rĂ©vĂšlent que 73% des gens bien chez eux » sont heureux dans la vie. Mais ĂȘtre bien chez soi, cela passe par quoi ? RĂ©ponses en six points. Gagner de l’espace Plus que la superficie ou le nombre de piĂšces de son logement, ce qui compte, c’est le sentiment d’espace que l’on ressent chez soi. Une solution toute simple ? Opter pour de grandes fenĂȘtres ou des baies vitrĂ©es, lorsque cela est possible, pour gagner en luminositĂ© et en profondeur de champ. Chez Tryba, nos fenĂȘtres Premium » sont toutes proposĂ©es de sĂ©rie avec un double vitrage ISOL 3 qui, en plus d’amĂ©liorer l’isolation de votre maison, garantit une excellente transmission lumineuse. Eloge de la simplicitĂ© Inutile de vivre dans un chĂąteau et d’en ĂȘtre propriĂ©taire ĂȘtre bien chez soi ne passe pas par sa propriĂ©tĂ©. Selon les sondĂ©s, le bonheur Ă  la maison, c’est pouvoir la faire Ă©voluer tout au long de sa vie critĂšre sept fois plus important que d’en ĂȘtre propriĂ©taire. Apporter des amĂ©liorations Ă  son intĂ©rieur contribue Ă©galement Ă  votre bonheur. Pour cela, pas besoin d’investir des milliers d’euros le simple fait de changer son canapĂ© de place peut procurer une bouffĂ©e de bien-ĂȘtre ! Accueillir Inviter famille ou amis chez soi rend heureux. Partager son plaisir d’ĂȘtre Ă  la maison renvoie au sentiment de fiertĂ© que l’on a de son intĂ©rieur. Campagne ou ville, peu importe l’un des critĂšres les plus importants des personnes interrogĂ©es reste d’avoir un accĂšs extĂ©rieur, mĂȘme un petit balcon, ou au moins un accĂšs rapide Ă  des espaces verts. Dans le mĂȘme esprit, n’hĂ©sitez pas Ă  vous mettre au jardinage quelques plantes dans un intĂ©rieur apaisent l’esprit. S’identifier L’idĂ©e n’est pas de faire de votre intĂ©rieur un appartement tĂ©moin pour catalogue de dĂ©coration. Ce qui rend heureux, c’est que son intĂ©rieur vous ressemble, qu’il soit comme un prolongement de vous-mĂȘme. Ce n’est pas parce que le bleu est tendance que vous devez repeindre vos murs. On opte au contraire pour une dĂ©coration que l’on a plaisir Ă  regarder. Être fier Plus que son job ou son salaire, ce qui rend heureux, c’est le sentiment de fiertĂ© que l’on ressent en regardant son intĂ©rieur. Un sentiment nĂ© de l’harmonie qui se dĂ©gage dans les piĂšces. Viennent ensuite le confort, le sentiment de sĂ©curitĂ© et d’adaptabilitĂ© de son logement. Les Français n’arrivent qu’en 6e position de ce sentiment de bien-ĂȘtre Ă©prouvĂ© Ă  la maison. Dans le Top 3 les Pays-Bas, l’Allemagne, et bien sĂ»r le Danemark dont l’art de vivre hygge a dĂ©jĂ  fait le tour du monde. MĂ»rir Le sentiment de plĂ©nitude Ă  la maison augmente avec l’ñge. 50 ans serait l’ñge magique, celui Ă  partir duquel on se sent vraiment installĂ©, capable de terminer sa vie dans son home-sweet-home » et d’investir rĂ©guliĂšrement pour apporter les amĂ©liorations nĂ©cessaires Ă  son bien-ĂȘtre. * EnquĂȘte The GoodHome, juin 2019, auprĂšs de personnes dans dix pays europĂ©ens DĂ©couvrez aussi Nos recettes pour une maison saine au naturel Lire la suite Projetsdevie ils ont construit leur maison d’hĂŽtes passive Lire la suite Le bonheur hygge » en huit prĂ©ceptes Lire la suite Confort, sĂ©curitĂ©, Ă©conomies vive la maison intelligente Lire la suite Demande de rendez-vous J’ai besoin d’ĂȘtre conseillĂ© Prendre rendez-vous Configurateur J’ai besoin de me projeter Configurer un produit En mal de fraĂźcheur et de gaietĂ© ? Plongez-vous dans "Le DĂ©jeuner des canotiers" ! ExposĂ© Ă  Washington, ce tableau peint par Renoir en 1881 cĂ©lĂšbre une certaine Ă©poque, celle des dimanches passĂ©s au bord de l’eau, attablĂ©s entre amis dans une guinguette. Elle raconte aussi un lieu, la maison Fournaise, Ă  Chatou dans les Yvelines, sorte de "place to be" des impressionnistes de l'Ă©poque. Impossible de dissocier "Le DĂ©jeuner des canotiers" du lieu oĂč il a Ă©tĂ© peint, l’auberge Fournaise, Ă  Chatou, sur les bords de la Seine. Charpentier de bateau, Alphonse Fournaise a installĂ© son atelier sur ces rives qui attire les Parisiens, bourgeois et jeunes gens qui viennent s’adonner au plaisir du canotage. La famille ouvre un restaurant en 1860, loue des bateaux et hĂ©berge les peintres parmi lesquels Renoir. En 1880, il Ă©crit dans une lettre Ă  un ami "Je suis revenu Ă  Chatou Ă  cause de mon tableau. Vous serez bien gentil de venir dĂ©jeuner. Vous ne regretterez pas votre voyage, c'est l'endroit le plus joli des alentours de Paris". Le peintre sĂ©journe donc Ă  Chatou. Cela fait plusieurs annĂ©es que Renoir mĂ»ri ce projet de tableau. Il s’y met au printemps 1881. Si le tableau sera achevĂ© dans son atelier, c’est bien en plein air, sur la terrasse du restaurant que Renoir commence Le DĂ©jeuner, rĂ©unissant autour de lui amies/is et M. Berrurier / G. Le Goff / Y. Bodin / L. Calvy / E. De Pourquery / E. Fromentin On peut voir ainsi au premier plan Ă  gauche Aline Charigot qui deviendra l’épouse de Renoir ; debout derriĂšre elle, c’est le patron, le pĂšre Fournaise. En face, Ă  droite du tableau, le peintre Gustave Caillebotte Ă©coute d’une seule oreille semble –il l’actrice Ellen AndrĂ©e. Un homme se penche au-dessus d’elle, c’est Maggiolo, un journaliste italien. Au second plan Ă  gauche, la belle jeune femme accoudĂ©e Ă  la rambarde, c’est Alphonsine, la fille du propriĂ©taire des lieux. Elle sera un des modĂšles prĂ©fĂ©rĂ©s des peintres impressionnistes. A sa droite, un homme de dos semble lui parler, il s’agit du baron Raoul Barbier. Au fond du tableau, on distingue un haut de forme c’est celui du banquier Charles Ephrussi. Des artistes, des amis, un bourgeois et un aristocrate en une scĂšne, Renoir capture la sociĂ©tĂ© de l’époque et l’atmosphĂšre d’un lieu oĂč les Parisiens venaient se divertir, se dĂ©tendre et s’observer aussi un peu. "C’était un lieu de rencontres... Il n’y avait pas Meetic Ă  l’époque !" rappelle avec humour Pierrick Roynard de l’ Association de bateaux de collection "Sequana".Le tableau est d’autant plus rĂ©ussi qu’on a vraiment l’impression d’ĂȘtre partie prenante de cette fin de repas avec les bouteilles entamĂ©es, la corbeille de fruits, les serviettes de table dĂ©pliĂ©es... "La composition de Renoir est trĂšs efficace" explique Anne Galloyer, la Conservatrice du MusĂ©e Fournaise. "Il utilise la perspective du balcon, il l’accentue jusqu’à la dĂ©former. Ça me permet au spectateur d’entrer littĂ©ralement dans la scĂšne". On peut s’identifier Ă  certains personnages, notamment AngĂšle, cette jeune modĂšle, assise au centre du tableau, qui est en train de boire, les yeux perdus dans le vague, comme Ă©trangĂšre au brouhaha des conversations ambiantes...L’endroit va beaucoup inspirer Renoir – il peindra ici une trentaine de toiles – mais aussi de nombreux impressionnistes parmi lesquels Monet, Sisley, Morisot Manet, Pissaro, Caillebotte... FrĂ©quentĂ©e par les artistes, la Maison Fournaise a pourtant failli disparaitre. En 1906, le restaurant ferme et quatre ans plus tard, les activitĂ©s nautiques cessent. La maison reste dans la famille Fournaise mais c’est le dĂ©clin. En 1979, elle est rachetĂ©e par la ville de Chatou, puis rĂ©novĂ©e dans les annĂ©es 80-90. Les façades sont classĂ©es Ă  l'Inventaire supplĂ©mentaire des Monuments historiques. Aujourd’hui, prĂšs de 300 personnes s’installent chaque jour sur cette terrasse mythique tandis qu’un MusĂ©e et un atelier de bateaux ont aussi vu le jour pour faire revivre l’éternelle douceur de vivre du "DĂ©jeuner des canotiers". Esclauzet - 15110 LIEUTADÈS Auvergne, Aubrac 5 chambres12 Ă  20 mÂČ2 Ă  4 personnestotal 13 personnespetit dĂ©jeuner inclus Contacter le propriĂ©taire en direct sans frais de service Ouvert toute l'annĂ©e Denise GILIBERT DEVORS adhĂ©rent depuis septembre 2017 Informations gĂ©nĂ©rales de la chambre d'hĂŽtes Animaux acceptĂ©s ArrivĂ©e 1700 DĂ©part 1030 WiFi gratuit Terrasse Terrain clos TV dans salle commune Salon commun TĂ©lĂ©phone Micro-ondes RĂ©frigĂ©rateur Petit dĂ©jeuner inclus Table d'hĂŽtes Panier pique-nique Accueil vĂ©lo Accueil motards Accueil bĂ©bĂ© ActivitĂ©s sur place Terrain de pĂ©tanque Aire de jeux Tennis Chemins de randonnĂ©e PĂȘcheChambres et table d’hĂŽtes, depuis 20 ans Ă  votre service. Ambiance familiale et conviviale, nous vous accueillons en toute pendant votre sĂ©jour un pot d'accueil, un aperitif Chambre de 12 mÂČ 1er Ă©tage 1 lit 140x200 EntrĂ©e commune Linge de lit Lit bĂ©bĂ© sur demande WiFi gratuit Plateau de courtoisie Armoire / penderieSalle de bains privĂ©e Douche Lavabo SĂšche-cheveux Linge de toilette Savon / ShampoingWC privĂ© dans la chambre dans la salle de bainsExtĂ©rieur Vue sur le jardin Vue sur la rue Vue sur la cour Vue sur le parc Terrasse partagĂ©e Mobilier de jardin Chambre de 12 mÂČ 1er Ă©tage 1 lit 140x200 EntrĂ©e commune Linge de lit Lit bĂ©bĂ© sur demande WiFi gratuit Plateau de courtoisie Armoire / penderie BureauSalle de bains privĂ©e Douche Vasque SĂšche-cheveux Linge de toilette Savon / ShampoingWC privĂ© dans la chambre dans la salle de bainsExtĂ©rieur Vue sur le jardin Vue sur le parc Terrasse partagĂ©e Mobilier de jardin Chambre de 12 mÂČ 1er Ă©tage 1 lit 180x190 ou 2 lits 90x190 EntrĂ©e commune Linge de lit WiFi gratuit Plateau de courtoisie Armoire / penderie BouilloireSalle de bains privĂ©e Douche Lavabo SĂšche-cheveux Linge de toilette Savon / ShampoingWC privĂ© dans la chambreExtĂ©rieur Vue sur le jardin Vue sur le parc Terrasse partagĂ©e Balcon Mobilier de jardin Chambre familiale de 18 mÂČ 2Ăš Ă©tage 1 lit 140x200 1 lit 90x190 EntrĂ©e commune Linge de lit Lit bĂ©bĂ© sur demande Armoire / penderie Bureau Non fumeur BouilloireSalle de bains privĂ©e Douche Vasque SĂšche-cheveux Linge de toilette Savon / ShampoingWC privĂ©ExtĂ©rieur Vue sur le parc Terrasse partagĂ©e Balcon Mobilier de jardin Chambre familiale de 20 mÂČ 2Ăš Ă©tage 1 lit 140x200 2 lits 90x200 EntrĂ©e commune Linge de lit Lit bĂ©bĂ© sur demande WiFi gratuit Plateau de courtoisie Armoire / penderie Non fumeur BouilloireSalle de bains privĂ©e Douche Vasque Linge de toilette Savon / ShampoingWC privĂ© dans la chambre dans la salle de bainsExtĂ©rieur Vue sur le parc Terrasse partagĂ©e Mobilier de jardin ‱ Taxe de sĂ©jour Table d'hĂŽtes 18€‱ Petit dĂ©jeuner 8h00-10h00 Les animaux de compagnie sont prix des chambres familiales sont prĂ©vus pour 1 couple avec enfants de - de 8 ans. Pour 3 pers de + de 8 ans il est de 86 € Pour 4 pers de + de 8 ans il est de 103 € EspĂšces ChĂšques acceptĂ©s ChĂšques-vacances Chambres d'hĂŽtes Chez Denise Esclauzet - 15110 LIEUTADÈS Auvergne, Aubrac CoordonnĂ©es GPS ChĂąteau Office de tourisme MusĂ©e Point de vue Nature Lac / Plan d'eau Restaurant Bien-ĂȘtre Casino Divers Imprimer le plan d'accĂšsCalculez votre itinĂ©raire Villes prochesChaudes-Aigues 15 kmLaguiole 20 kmSaint-Flour 45 kmEspalion 45 kmRodez, Aurillac 70 km AccĂšsAutoroute 45 kmGare 45 km ServicesCommerces 8 kmRestaurants 8 km ActivitĂ©s Ă  proximitĂ©Lac / Plan d'eau 2 kmBaignade 2 kmForĂȘt 300 mEscalade 13 kmThermes 13 kmPiscine 13 kmMassage bien-ĂȘtre 13 kmGolf 8 kmLocation de vĂ©los 23 kmSki de piste 30 kmSki de fond 30 km "SUPER CHAMBRE HOTE"Merci Ă  Denise pour son accueil, sa cuisine et ses bons conseils pour visiter la rĂ©gion. Denise est trĂšs proche de ses hĂŽtes. Endroit hyper calme, reposant. Je conseille Camille Leo Bastien Pau Famille SĂ©jour en aoĂ»t 2022"Un beau moment de partage"Un grand merci Denise pour votre accueil, votre gentillesse, votre humour et votre gĂ©nĂ©rositĂ©. Nous avons passĂ© un magnifique sĂ©jour dans votre belle maison idĂ©alement situĂ©e pour visiter votre rĂ©gion. Nous avons partagĂ© de beaux moments de convivialitĂ© autour de vos dĂ©licieux petits dĂ©jeuners maisons petite dĂ©dicace Ă  votre niĂšce pour ses gĂąteaux, et de vos savoureux repas issus du terroir de l'Aubrac. Un pur rĂ©gal chaque soir. MĂȘme le petit en a bien profitĂ©. Quelle belle rĂ©gion vous avez et que vous aimez faire partager. Nous rentrons dans notre Sud avec de beaux souvenirs et nous reviendrons vous voir avec grand plaisir. C'Ă©tait Ă©galement un plaisir d'avoir rencontrĂ© Laurent et tous les hĂŽtes du sĂ©jour. AmitiĂ©s, Camille, Leo et Virginie Saint-Victor Malescours Famille SĂ©jour en juillet 2022"Accueil chaleureux, repas savoureux"Parfait. Un accueil irrĂ©prochable, Denise est une personne trĂšs agrĂ©able, souriante, qui s'occupe Ă  merveille de ses hĂŽtes RĂ©ponse du propriĂ©taire Nous nous sommes si bien comprises. Enzo nous a rapprochĂ©e. Merci a vous pour votre sĂ©jour. Plein de bonnes choses pour Dominique Mattaincourt Voyageur seul SĂ©jour en mai 2022"Au calme"Endroit calme et verdoyant. TrĂšs bien reçu par Denise avec son aimabilitĂ©, sa disponibilitĂ© et sa cuisine traditionnelle authentique. RĂ©ponse du propriĂ©taire Merciiiii Martine Savoie Couple SĂ©jour en mai 2022"L'hospitalitĂ© dans toute sa splendeur"Exceptionnel! Denise est d'une gĂ©nĂ©rositĂ© hors norme. Accueil, conseils, dĂźners produits locaux et fait maison, dĂ©jeuners, le tout dans une ambiance trĂšs chaleureuse et un cadre magnifique, tout est parfait! Denise est une hĂŽte exceptionnelle, sa bienveillance, sa gĂ©nĂ©rositĂ©, sa sincĂ©ritĂ©, sa bonne humeur font un bien fou. Merci Denise! RĂ©ponse du propriĂ©taire Merci mille fois pour ces compliments TouchĂ©e... Bien sincĂšrement BenoĂźt Saillans Couple SĂ©jour en septembre 2021"une parfaite escapade"Denise est une hĂŽtesse parfaite, elle nous a rĂ©galĂ©s et donnĂ©s toutes les bonnes adresses pour parcourir la rĂ©gion. nous reviendrons! RĂ©ponse du propriĂ©taire Merci beaucoup! A bientot pour les vendanges ..... qui sait!!!!! Chantal et Raoul Marseille Couple SĂ©jour en aoĂ»t 2021"3 jours au top !"Vous avez dĂ©cidĂ© de dĂ©couvrir l'Aubrac, ses villages pittoresques, de balader ou de randonner, choisissez sans retenu une chambre chez Denise ! L'accueil y est chaleureux ! La convivialitĂ© rĂšgne en maitre ! Denise saura vous conseiller car elle connait trĂšs bien sa rĂ©gion, et vous prĂȘtera cartes et bouquins pour vos escapades ! Elle vous donnera de l'Ă©nergie dĂšs le matin avec un petit dĂ©jeuner copieux et vous requinquera avec un diner dĂ©licieux ! Les deux cuisinĂ©s avec des produits de pays et ou fait maison et avec passion ! Ce qui rend les Ă©changes autour de la table avec les autres vacanciers encore plus agrĂ©ables ! Comment dĂ©crire la saveur d'une confiture de melon ou celle d'une brouillade de champignons cueillis tout prĂšs de la maison, par Denise, avec le concours de Laurent qui apporte son soutien et une note d'humour Ă  l'ambiance dĂ©jĂ  joyeuse du lieu ! Et vous rĂ©cupĂ©rerez la nuit dans une chambre calme et coquette ! Alors n'hĂ©sitez pas ! Merci Denise et Laurent pour votre belle Ă©nergie mĂȘme si notre sĂ©jour a Ă©tĂ© un peu court, hĂ©las ! RĂ©ponse du propriĂ©taire Merci a vous pour ces moments partagĂ©s, jamais je ne m'en lasse Bonne route a vous et le meilleur pour la suite Bien sincerement, BĂ©a Alain Servins Couple SĂ©jour en juillet 2021"1 semaine chez Denise et Laurent Ă©tĂ© 2021"Une semaine pour dĂ©couvrir le cantal et des vacances en mode tables d hĂŽtes. En dehors de la mĂ©tĂ©o maussade, ce ne fut que du bonheur. Le calme de la campagne , l’accueil sympathique de Denise et Laurent, les repas variĂ©s et typiques d excellente qualitĂ© et copieux, la convivialitĂ© des rencontres et des repas, les informations judicieuses et adaptĂ©es pour nous permettre de visiter la rĂ©gion, les conseils avisĂ©s pour les activitĂ©s de chacun
.. A recommander sans hĂ©sitation RĂ©ponse du propriĂ©taire Que des compliments qui risquent fort de gonfler mon orgueil!!!! un Ă©norme merci pour votre compagnie qui nous a semblĂ©e trop courte tellement nous l'avons apprĂ©ciĂ©e. DĂ©cidement, j'adore mon boulot Et si le cantal vous a emballĂ©, nous en sommes ravis Belle fin d'Ă©tĂ© a vous deux Sylvie et Jean François Chatillon la Palud Couple SĂ©jour en juillet 2021"Un accueil et une table excellents"AprĂšs un trĂšs bon accueil de la sƓur de la propriĂ©taire, nous avons pu profiter d'un excellent repas avec des produits locaux trĂšs bien travaillĂ©s. Bien que notre sĂ©jour ait Ă©tĂ© court, nous avons grandement apprĂ©ciĂ© notre Ă©tape. RĂ©ponse du propriĂ©taire Bonjour, HĂ© bien je transmets ces compliments a ma soeur qui a bien voulu me remplacer au pied levĂ© Je vous remercie , et j'espere avoir l'occasion de vous rencontrer une prochaine fois Bien a vous, Sylvie et Daniel Buzançais Couple SĂ©jour en juillet 2021"intermĂšde pendant un Ă©tĂ© pluvieux"sommes arrivĂ©s et le soleil nous attendait! deux nuits nous ont permis de retrouver un moral perdu pdt cet Ă©tĂ© morose ,ça fait un bien fou d'ĂȘtre si bien accueilli une soirĂ©e avec des habituĂ©s du lieu que l'on n'oubliera pas. Chez Denise est un endroit oĂč l'on est comme chez soi... avec les soucis en moins les repas sont des moments de pur bonheur partagĂ© a trĂšs bientĂŽt j'espĂšre RĂ©ponse du propriĂ©taire Il en faut un peu de pluie pour garder notre rĂ©gion bien verte!!! J'etais ravie de vous avoir avec nous et je suis tres touchĂ©e par vos compliments. Bel ete pour vous avec du soleil le dĂ©pĂŽt de cookies pour accĂ©der Ă  ces avis clients. Parfois on attribue trop d’importance Ă  l’environnement on doit Ă©tudier ce fait avec subtilitĂ© dans la mesure oĂč un espace en apparence inanimĂ© peut ĂȘtre amĂ©nagĂ© par une personne ce cas, il devient une prolongation de cette le lit a Ă©tĂ© rĂ©chauffĂ© et ouvert pour vous par quelqu’un, le lit est une partie essentielle de la personne qui l’a prĂ©parĂ© pour vous y allongez parce que quelqu’un l’a rĂ©chauffĂ©. »1Mon apport concerne les rĂ©centes recherches sur le concept de moi-peau appliquĂ© Ă  la psychologie de la maison. J’exposerai d’abord le cadre thĂ©orique de l’image du corps dans la configuration de notre lien Ă  l’habitat, ensuite comment le modĂšle des deux couches du moi-peau se retrouve dans ce lien, puis comment on peut trouver dans la maison un certain bien-ĂȘtre que les traumatismes de la vie risquent de troubler. 2La notion de peau psychique trouve une confirmation dans le registre de la psychologie appliquĂ©e Ă  la maison. Dans cette perspective, je vais dire l’importance que j’accorde Ă  la reprĂ©sentation du corps propre dans celle de la maison. L’endroit oĂč nous vivons est bien davantage qu’un toit destinĂ© Ă  nous isoler de la pluie et du froid. Refuge amoureux et de la famille, il incarne le passĂ© et contient la mĂ©moire, parfois sur plusieurs gĂ©nĂ©rations. C’est aussi le lieu oĂč se vivent les Ă©vĂ©nements les plus intimes – on s’y restaure, on s’y repose, on y fait l’amour, les enfants y sont conçus, ils y naissaient mĂȘme autrefois. On s’y allonge quand on tombe malade. Dans la maison se vivent les fĂȘtes de famille, les dĂ©jeuners du dimanche, les anniversaires Eiguer, 2004. 3La maison traverse le temps Ă  la maniĂšre de notre corps comme lui, elle vieillit ; on l’entretient ; elle se transforme. Les murs symbolisent la peau qui enveloppe la famille et chaque piĂšce incarne une fonction vitale se reproduire, se nourrir, se laver, s’amuser, etc.. La maison nous reprĂ©sente, ce qui apparaĂźt clairement dans les rĂȘves elle symbolise le corps du rĂȘveur et ses parties. Dans les images oniriques rĂȘves, le toit et le grenier signifient gĂ©nĂ©ralement la tĂȘte, la pensĂ©e ou l’aspiration Ă  un idĂ©al. La cave Ă©voque le passĂ© et nos pulsions souterraines. Les fenĂȘtres, les portes, la cheminĂ©e, les couloirs, les voies d’accĂšs et ce qui a lieu autour d’eux, traduisent la qualitĂ© des relations entre le sujet et les autres. 4D’autre part, notre inconscient s’exprime par la maniĂšre dont nous amĂ©nageons notre maison, la dĂ©corons et la meublons, et nous nous installons dans son intĂ©rieur. Ces forces inconscientes sont de deux types l’une consiste, chez chacun de nous, Ă  projeter sur la maison l’image que nous avons de notre corps ; l’autre, c’est l’attachement aux ĂȘtres chers avec qui nous avons partagĂ© notre maison d’enfance un attachement qui nous inspire toujours et mĂȘme si nous habitons seuls. Voyons cela de plus du corps, pilote de la maison5La maison apparaĂźt comme une mĂ©taphore de notre habitat intĂ©rieur ». Ainsi que notre corps, la maison comprend diffĂ©rentes parties auxquelles se rattachent des activitĂ©s dĂ©terminĂ©es. On attend d’elle qu’elle nous protĂšge de l’extĂ©rieur. De mĂȘme que le corps est un tout formĂ© de diffĂ©rents Ă©lĂ©ments, la maison met en lien des membres qui se regroupent dans un tout famille ». Et si la reprĂ©sentation de l’image du corps subit des modifications constantes au grĂ© de nos expĂ©riences de vie, de nos savoirs, il en va de mĂȘme pour celle de la maison. Puis, comme dans notre corps, c’est en elle que se vivent nos dĂ©sirs, nos amours, nos douleurs, nos souvenirs qui vont lui donner sa forme, ses couleurs particuliĂšres. 6La rĂ©fĂ©rence Ă  la peau est intĂ©ressante la maison est considĂ©rĂ©e comme une troisiĂšme peau, la premiĂšre Ă©tant la peau biologique et la deuxiĂšme, le vĂȘtement. Cette expression est chĂšre Ă  l’artiste et architecte viennois Friedensrich Hundertwasser, cĂ©lĂšbre par sa construction d’une maison colorĂ©e et exubĂ©rante, dĂ©libĂ©rĂ©ment irrĂ©guliĂšre et emphatique, ornĂ©e d’objets pas forcĂ©ment beaux selon les critĂšres classiques mais qui impressionnent toujours le visiteur. Cette conception, cette dĂ©coration allĂšgent l’atmosphĂšre. On s’y sent transportĂ© par les couleurs et les formes, comme si on regardait un kalĂ©idoscope, dans lequel, en le tournant, on voit se former des images diffĂ©rentes dans la maison, quand nous nous dĂ©plaçons par l’escalier et les couloirs, de nouvelles perspectives se prĂ©sentent. 7Ces notions correspondent Ă  notre besoin naturel de multiplier les angles de vue sur l’espace. D’autres crĂ©ateurs s’en sont saisis dans les arts plastiques, l’école cubiste ; en architecture, Le Corbusier cf. la maison Roche dans 16e arrondissement de Paris.La relation peau-corps-maison8La pression lĂ©gĂšre de l’atmosphĂšre fait penser Ă  la pression des vĂȘtements, que nous tolĂ©rons et, plus encore, que nous recherchons comme pour nous protĂ©ger et nous sentir contenus, enveloppĂ©s, mĂȘme un peu serrĂ©s, si l’on pense Ă  la mode des habillements ou des sous-vĂȘtements fĂ©minins ajustĂ©s qui revient de temps Ă  autre. Protectrice, la peau psychique a intĂ©grĂ© ces sources de plaisir. Par le truchement de ces perceptions primaires inconscientes, notre corps contribue Ă  organiser notre relation Ă  la maison. En effet, une fois acquise la certitude que notre peau nous donne un contenant qui diffĂ©rencie l’extĂ©rieur de notre intĂ©rieur, nous allons dĂ©velopper une autre capacitĂ©, qui est en vĂ©ritĂ© l’une des fonctions de notre image du corps. Nous savons comment situer notre corps par rapport aux personnes et aux espaces physiques qui nous entourent nous lover dans un fauteuil, estimer si ce pull correspond Ă  notre taille, si cette passerelle va supporter notre poids, si nous allons pouvoir franchir une porte ou passer par un couloir Ă©troit ou encore soulever un objet lourd. En d’autres termes, nous savons si notre corps est en condition d’entrer, de circuler dans un espace prĂ©cis ou de soulever un poids. MalgrĂ© la sensation trĂšs physique de cette reconnaissance, elle est profondĂ©ment affective. 9L’attachement Ă  la maison y puise sa source elle nous stimule, elle nous chatouille. Quel plaisir de marcher les pieds nus sur la moquette ou le carrelage ! Cela apporte une premiĂšre rĂ©ponse aux questions que nous nous posons sur la valeur de la maison, sur les attentes si grandes que nous fondons sur elle. 10Pourquoi pensons-nous y trouver le calme et nous y reposer [3] ? C’est comme si la maison nous berçait, nous serrait contre elle et que nous entendions battre son cƓur. Cette relation peau-corps-maison s’inspire de notre lien infantile au corps des autres, principalement Ă  nos mĂšre et pĂšre le bercement, les cĂąlins reçus et donnĂ©s, les baisers, les jeux plus ou moins musclĂ©s, et aussi le fait d’ĂȘtre portĂ©, tenu par la main, ou encore de se chatouiller entre proches, s’embrasser, se blottir l’un contre l’autre. 11Pensons Ă  ce qu’a pu signifier pour nous, nourrisson, le plaisir de renifler un vĂȘtement imprĂ©gnĂ© de l’odeur de notre mĂšre ou, plus ĂągĂ©, celui de porter le vĂȘtement d’un adulte. Nous en avons Ă©prouvĂ© un bien-ĂȘtre infini. Ces gestes traduisent notre appĂ©tit de contenance. L’attachement Ă  la maison en est l’expression. Plus encore, il guide notre insertion en elle comme le pilote d’un bateau. Les expĂ©riences sensorielles les odeurs, les bruits, les voix, les chuchotements, les berceuses entendues se relient entre elles crĂ©ant une figure inconsciente. S’y associent les impressions de la peau, des organes internes, la notion d’équilibre et de l’espace dont nous avons parlĂ©, pour remplir dĂ©sormais une fonction qui centralise notre relation Ă  l’espace. 12L’idĂ©e que nous investissons notre maison selon la reprĂ©sentation de notre corps peut paraĂźtre mĂ©canique la peau/les murs, etc. Ce n’est pas ce que j’ai voulu signifier. Cet investissement qui est en grande mesure inconscient est aussi solide, aussi ancrĂ© dans notre esprit que celui de notre corps. Nous pouvons dĂ©tester ce corps, dire qu’il nous pose plus de problĂšmes qu’il ne nous donne de satisfactions et mĂȘme qu’il nous trahit, mais dans la mesure oĂč il n’est pas dĂ©tachable de nous, il est notre compagnon obligĂ©. Nous l’avons appris grĂące aux bras qui nous ont entourĂ©s jadis, Ă  la base de notre reprĂ©sentation de l’enveloppe, du contenant. 13De mĂȘme, la maison est en continuitĂ© avec notre estime de soi et tout ce qui nous rattache Ă  notre essence vitale, notre narcissisme au service de la croissance, le narcissisme trophique celui-ci nous aide Ă  nous protĂ©ger de ce qui dĂ©range, Ă  rester positifs et plus ou moins sĂ»rs de nos ressources pour nous sortir d’affaire. Il s’appelle trophique parce qu’il accepte que nous puissions changer et qu’il trouve naturel de peau14Revenons sur l’idĂ©e que la maison est considĂ©rĂ©e comme une troisiĂšme peau. Elle a en commun avec les autres peaux » celle du corps et les vĂȘtements la capacitĂ© d’isolation et la fonction de protection, mĂȘme si, pour la maison, la notion de sĂ©curitĂ© semble prĂ©dominer. Quoi qu’il en soit, chacun de nos sens est particuliĂšrement stimulĂ© dans un endroit dĂ©terminĂ© de l’habitat la vue est sollicitĂ©e au salon ; le goĂ»t, Ă  la cuisine ; le toucher et l’ouĂŻe, dans la chambre ; l’odorat, outre la cuisine, dans la salle de bains et
 aux wc ; l’équilibre oreille interne, en montant un escalier. 15Ce dĂ©ploiement sensoriel contribue Ă  nos petites et grandes jouissances. Nous pouvons parler alors d’érotisme un plaisir intense qui part d’un recoin de notre corps et se rĂ©pand embrasant tout l’ĂȘtre. Nous avons conçu la maison comme un lieu unique qui nous permet – ou devrait nous permettre – d’atteindre le bien-ĂȘtre. J’adore ce coin du sĂ©jour. Il n’est ni trop sombre ni trop lumineux. Ah cette lumiĂšre de cĂŽtĂ© elle m’enveloppe. » 16Nos sens nous ont guidĂ©s dans cette construction ceux-ci ont l’intuition » de ce qui nous plaĂźt et de ce qui nous dĂ©plaĂźt. J’aime regarder le lustre depuis ce fauteuil. C’est pour moi cette dĂ©esse indienne qui Ă©tend ses nombreux bras dans toutes les directions. »Portes et frontiĂšres17Nous allons maintenant inspecter les accĂšs Ă  la maison et aborder ses frontiĂšres car elles recĂšlent plein de surprises. 18Lors de son Ă©tude du dessin de la maison par des enfants rescapĂ©s de la deuxiĂšme guerre mondiale, la psychiatre Françoise Minkowska 1948 a notĂ© que ceux qui dessinaient une poignĂ©e sur la porte proposaient la maison la plus vivante. Elle a suggĂ©rĂ© l’idĂ©e que, pour ces enfants, la maison n’était pas seulement construite, mais habitĂ©e. Sur ces dessins, et ceux d’autres enfants aussi, les dĂ©tails de certaines poignĂ©es peintes, sculptĂ©es, dĂ©mesurĂ©es parlent de l’importance accordĂ©e Ă  cet investissement. Il y a la vie dedans trĂšs voyante, la poignĂ©e en donne la garantie et, en plus, dit qu’on peut y ĂȘtre bien. Car une des raisons d’ĂȘtre de la maison consiste Ă  protĂ©ger l’intimitĂ© de ses habitants, ainsi que l’explique le philosophe Gaston Bachelard dĂšs les premiĂšres pages de La poĂ©tique de l’espace. Si l’entrĂ©e joue un rĂŽle de premier ordre dans cette perspective, elle le confirme aussi s’agissant des recoins et de la l’adolescent s’enferme19La maison Ă©tablit aussi des frontiĂšres dans son intĂ©rieur. On a demandĂ© Ă  un psychanalyste par quels signes on s’aperçoit que l’adolescence a commencĂ©. Il rĂ©pondit On le sait par le comportement avec les portes, lorsque l’enfant veut installer un verrou Ă  celle de sa chambre. » Et la fin de l’adolescence ? Elle arrive quand il ne claque plus la porte d’entrĂ©e en sortant. » Mais il n’est certainement pas encore un adulte. Comment le reconnaĂźt-on ? Quand il ne refuse plus de faire la sieste ! » 20Le tĂ©moignage de bien des parents le confirme l’adolescent se renferme dans sa chambre, et ne permet plus que l’on en franchisse le seuil pour faire le mĂ©nage. Il dit prĂ©fĂ©rer s’en charger lui-mĂȘme. AprĂšs un certain temps, il accepte de l’ouvrir Ă  nouveau. Et lorsque nous y accĂ©dons, nous dĂ©couvrons un endroit tellement modifiĂ© qu’il n’est plus reconnaissable. Un vĂ©ritable capharnaĂŒm, la saletĂ© et la poussiĂšre rĂ©vĂšlent que le mĂ©nage n’a pas Ă©tĂ© fait depuis des semaines. LĂ  surnagent des babioles ramassĂ©es apparemment dans des poubelles, exotiques, Ă©rotiques
 Certains objets nous inquiĂštent, comme ces signes d’adhĂ©sion aux idĂ©ologies extrĂȘmes ou gothiques, ou sont caricaturalement infantiles. Ses rĂ©fĂ©rences ne nous sont plus du tout comprĂ©hensibles. Qu’est-ce qu’il fait ? », Quelles sont ses frĂ©quentations ? » L’attitude quant Ă  sa clĂ© ou son verrou tĂ©moigne de l’aspiration adolescente Ă  retrouver ses marques. Face Ă  la sieste, c’est le refus de la passivitĂ©. Elle lui rappelle les habitudes d’un petit enfant. 21La chambre de l’adolescent devient l’enjeu de son intimitĂ© protĂ©gĂ©e il se cherche en cachant ses doutes, parfois sous de faux indices comme une rassurance feinte pour dĂ©router ses parents et ses frĂšres et sƓurs trop curieux. Les cas des enfants pubĂšres et adolescents le montrent. La maison serait-elle un lieu oĂč les recoins secrets se multiplient ?Une famille et ses sĂ©ismes22Oscar est un adolescent qui a Ă©tĂ© adoptĂ© Ă  7 ans. Une des raisons qui ont incitĂ© ses parents Ă  venir me voir pour une tfp [4] avec toute la famille est le dĂ©sordre qui rĂšgne dans sa chambre des papiers, des objets en pagaille. Le lieu est dĂ©laissĂ© et sale ; la poussiĂšre et les odeurs le rendent infrĂ©quentable. Oscar a l’habitude d’accumuler des rĂ©sidus essentiellement de nourriture, des boĂźtes de conserve vides, des rĂ©cipients de yaourts, de tablettes de chocolat, des trognons de pommes. Cette habitude date de deux ans aprĂšs son arrivĂ©e dans la famille. À l’époque il prĂ©fĂ©rait voler des aliments que les demander, alors que sa mĂšre lui avait dit qu’elle accepterait de lui en donner s’il lui en parlait. Oscar s’obstinait Ă  rĂ©pĂ©ter ce comportement. Une fois, on a trouvĂ© chez lui des centaines d’enveloppes de bonbons rĂ©sidus d’une longue pĂ©riode. Il est devenu un collectionneur d’objets de la mĂ©moire des plaisirs de son palais de ce qui restait d’eux et de ce qui les avait enveloppĂ©s. 23Plus grand, il a commencĂ© Ă  chiper de l’argent. Il a expliquĂ© que c’était pour s’acheter des friandises. Les parents lui ont prĂ©cisĂ© qu’il pouvait leur en demander et qu’ils ne lui en refuseraient pas. Rien Ă  faire ; il a continuĂ© Ă  voler. Finalement il fut placĂ© dans un foyer afin d’éviter ces dĂ©rĂšglements. Quand je les ai rencontrĂ©s, cela faisait quelques annĂ©es qu’il habitait hors du foyer familial. 24La tfp a permis d’éclaircir nombre de problĂšmes ; la disparition des bijoux de famille d’une des grands-mĂšres nous a ouvert la piste. Le vol de ces objets hĂ©ritĂ©s de la gĂ©nĂ©ration antĂ©rieure Ă  cette dame a Ă©tĂ© une attaque Ă  ses origines comme pour vouloir s’approprier cette partie de l’histoire familiale qui lui Ă©tait Ă©trangĂšre ; Oscar descendait d’une autre gĂ©nĂ©alogie. Il pouvait envier cet hĂ©ritage ; il lui Ă©chappait. De leur cĂŽtĂ©, les parents ne cessaient de lui rappeler qu’il Ă©tait une piĂšce rapportĂ©e Ă  la famille, comme s’ils lui faisaient remarquer qu’eux se trouvaient dans la position d’hĂ©ritiers directs et, de ce fait, qu’ils Ă©taient plus lĂ©gitimes que lui. Parfois ils lui racontaient des anecdotes de leur histoire mais rarement de l’histoire ancienne qui concernait les aĂŻeux. 25J’ignore si cette idĂ©e de voler comme une appropriation du passĂ© transgĂ©nĂ©rationnel Ă©tait pertinente, mais aprĂšs mon interprĂ©tation les vols ont diminuĂ© ; pendant une bonne pĂ©riode je n’en ai plus entendu parler. 26En ce qui concerne les difficultĂ©s liĂ©es au dĂ©sordre et Ă  la nĂ©gligence de sa chambre plus tard s’y ajoutera un manque d’hygiĂšne corporelle, une autre idĂ©e m’est venue Ă  l’esprit qui, en la verbalisant, a aussi produit des effets. Elle est rattachĂ©e Ă  l’origine de l’adoption et Ă  la difficultĂ© Ă  l’attachement. Les parents ont expliquĂ© qu’il leur fut difficile de s’occuper des soins corporels de l’enfant, sauf pour l’indispensable. Ils n’avaient ni l’idĂ©e ni le souhait d’exprimer de la tendresse physique Ă  Oscar enfant. Les soins Ă©taient comme mĂ©caniques et privĂ©s d’affect. Oscar l’a-t-il vĂ©cu comme un rejet de sa peau, de sa transpiration, de ses excrĂ©tions ? Il est apparu de plus en plus clair que l’enfant pouvait associer cela Ă  un rejet de lui, de sa personne et de ses origines. En sĂ©ance, j’ai entendu nombre de commentaires dĂ©plaisants sur sa famille biologique et sur l’orphelinat oĂč il est restĂ© depuis l’abandon jusqu’à l’adoption. À quoi bon s’occuper de l’ordre de sa chambre et de la propretĂ© de son corps ou de son lieu de vie ? Il y avait certes chez Oscar de la jouissance dans la nĂ©gligence physique comme il en avait eu dans les vols. Mais rester sale, c’était une demande de tendresse, de caresses qu’Oscar ne savait pas se procurer ; ni la mĂšre ni le pĂšre, et intime diffĂ©rences et analogies27Commençons toutefois par distinguer l’intime du privĂ© ce dernier fait plutĂŽt allusion Ă  la dimension sociale, Ă  ce qui nous distingue et nous sĂ©pare de l’extĂ©rieur, tandis que l’intime se rĂ©fĂšre Ă  notre vĂ©cu Ă©motionnel en relation Ă  nous-mĂȘmes et Ă  nos proches proximitĂ©, simplicitĂ©, franchise, complicitĂ© Carel, 1992. On dira que l’on prĂ©serve son intimitĂ© mais que l’on dĂ©fend son espace privĂ©. 28Entre l’extĂ©rieur et l’intĂ©rieur, une frontiĂšre se matĂ©rialise sous la forme de murs, d’un toit, de portes et de fenĂȘtres. Elle est vĂ©cue comme une peau psychologique Anzieu, 1985. Rappelons-nous la peau psychique dispose de deux couches symboliques. La premiĂšre couche a pour fonction de nous protĂ©ger de l’environnement et des excitations, qu’elles proviennent de l’extĂ©rieur ou de notre intĂ©rieur, et de nous rappeler que nous sommes diffĂ©rents des autres fonction de pare-excitation. La seconde d’inscription est dirigĂ©e vers l’intĂ©rieur, elle stimule notre introspection et favorise notre dĂ©veloppement en laissant dans notre fonctionnement mental les traces de nos expĂ©riences vitales. 29Dans la maison, nous concevons les murs, les portes et fenĂȘtres comme une peau qui protĂšge notre vie privĂ©e vis-Ă -vis du monde Ă  l’instar de la premiĂšre couche de la peau psychique. Les murs fonctionnement aussi comme ayant une deuxiĂšme couche psychologique qui favoriserait nos liens intersubjectifs avec les personnes habitant avec nous. Cette derniĂšre couche prĂ©serve de la sorte l’intime. 30Parmi les crĂ©ations architecturales les plus rĂ©centes, nous trouvons les deux peaux » des tours permettant une ventilation naturelle, les matĂ©riaux hautement isolants pour les façades, les doubles vitrages, une menuiserie pour les fenĂȘtres conçue de façon Ă  faciliter la conservation de l’énergie. Les dĂ©couvertes sur la peau psychique et ses deux couches Anzieu, 1985 coĂŻncident avec ces progrĂšs en crĂ©ant les deux peaux, les architectes pensent-ils que nous avons besoin de renforcer notre protection ? Pensent-ils favoriser de la sorte notre introspection ? 31Plusieurs concepts soutiennent ce parti pris thĂ©orique. Avant de rĂ©pondre Ă  nos besoins et aspirations, nous sommes amenĂ©s Ă  construire des structures qui soutiennent notre fonctionnement. C’est ce qui explique la primautĂ© du contenant sur le contenu, de la topique sur la dynamique et l’économique. Une fois dĂ©finie la topique, les structures peuvent dĂ©ployer des fonctions nouvelles, c’est-Ă -dire que la peau contribue Ă  ordonner la pensĂ©e et plus largement l’activitĂ© symbolique. Les deux couches ne sont pas vĂ©cues comme des matĂ©riaux en dur, mais comme des agents de mouvement, d’émotions, d’idĂ©es, d’activitĂ© mythopoĂŻĂ©tique. Elles inspirent le jeu, le rĂ©cit, font rĂȘver. Les histoires que l’on raconte Ă  propos de la maison affirment l’identitĂ© soit individuelle, soit familiale. La maison est une rĂ©fĂ©rence, un lieu oĂč les attachements les plus singuliers s’installent, un port de rattachement. Ce n’est pas seulement que dans l’histoire de chacun on parlera de sa maison, mais que son histoire se racontera autrement. Didier Anzieu op. cit. a soulignĂ© que son modĂšle modifie la mĂ©tapsychologie ; une certaine forme de structuralisme ? 32Des concepteurs rĂ©cents des grandes tours Ă  La DĂ©fense ont proposĂ© que l’enveloppe des immeubles de grande hauteur igh soit composĂ©e de deux peaux », afin d’assurer au mieux l’isolation thermique ! L’expression vient des architectes mĂȘmes. Entre les deux peaux circule de l’air nĂ©cessaire Ă  une bonne isolation. Une dĂ©couverte de la psychanalyse s’appliquerait-elle aux progrĂšs les plus modernes de l’architecture ? En tout cas, s’il pouvait s’inspirer de l’image de son corps pour tout ce qui concerne son environnement matĂ©riel, l’humain parviendrait au plus prĂšs de ses besoins. 33Nombre d’immeubles rĂ©cents sont enveloppĂ©s de deux surfaces translucides. Cette idĂ©e a suivi la prolifĂ©ration des façades transparentes, que les matĂ©riaux modernes permettent, ce qui tient compte de notre besoin de regarder dehors, mais, si l’on superpose deux façades, cela nous cache mieux du regard des passants. 34Ceci dit, on retombe sur une autre ressemblance, celle d’une couche de peau pour nous l’ĂȘtre et une autre, pour le monde, pour le paraĂźtre. Cela nous aide Ă  comprendre que l’intĂ©rieur de la maison, ce qui s’y vit et ce qui s’y dĂ©pose, contribue au dĂ©veloppement de notre authenticitĂ©, intimitĂ©35Je vais parler des diffĂ©rences entre ĂȘtre bien, bien-ĂȘtre et bonheur. Être bien est une expression qui se rĂ©fĂšre Ă  un Ă©tat d’esprit. Le bien-ĂȘtre et le bonheur sont des notions plus complexes qui englobent des sensations, reprĂ©sentations, pensĂ©es. Tout en ayant des points en commun – ces trois Ă©tats nous apportent du plaisir –, ils sont diffĂ©rents, couvrent un large Ă©ventail de sentiments comme l’apaisement, la satisfaction, la joie, la jubilation, le ravissement, la fĂ©licitĂ©. Ils Ă©voquent un ressenti au niveau du corps, qui est le domaine de prĂ©dilection du bien-ĂȘtre, ou au niveau de l’esprit, qui est celui du bonheur. Ces Ă©tats renvoient Ă  notre nĂ©cessitĂ© de sĂ©curitĂ© et de rĂ©crĂ©ation. C’est ce que la maison permet. 36MĂȘme au plan sociologique, la diffĂ©rence entre bien-ĂȘtre et bonheur s’impose. Le bonheur est considĂ©rĂ© comme trop subjectif pour que le social, la collectivitĂ©, puisse le prendre en compte. Les critĂšres de bonheur intĂ©rieur brut » que nombre de pays cherchent dĂ©sormais Ă  classifier Ă  l’instar du Bhoutan, pays bouddhiste qui en a Ă©tabli l’indice, restent encore une utopie. Ce n’est pas le cas du bien-ĂȘtre, auquel au contraire l’État se doit de veiller il est censĂ© assurer le bien-ĂȘtre de ses citoyens. Y compris en leur procurant un toit cf. La constitution des usa. Est-ce que nos politiciens y pensent assez ? 37L’expression ĂȘtre bien » a l’avantage de la modestie. De petits moments de joie peuvent nous charmer et nous rĂ©conforter, en particulier Ă  la maison. Et heureusement, il arrive que chez soi on se sente mieux qu’à l’extĂ©rieur. Aujourd’hui mieux qu’hier, et c’est finalement ce qui conduit Ă  l’état de bonheur, parce que le plaisir est apprĂ©ciĂ© au regard d’autres Ă©tats malaise, sentiment de dette, incertitude quant Ă  l’avenir qui ne le donnent pas, par contraste » Freud, 1929 les vacances sont d’autant plus apprĂ©ciĂ©es qu’on les compare Ă  la pĂ©riode de travail, plus contraignante. C’est ce que cherchent ceux qui rĂȘvent de farniente ou de la retraite pendant leur pĂ©riode d’activitĂ©. Mais une fois la retraite atteinte, ils vont s’étonner que ne rien faire » les ennuie. Le bonheur que l’on apprĂ©cie le plus est celui que l’on attend le moins
 L’investissement du moment prĂ©sent et ce sentiment de contraste crĂ©ent le sentiment d’une valeur rare, intemporelle quel qu’ait Ă©tĂ© le passĂ©, quel que puisse ĂȘtre l’avenir
 », dit Catherine Parat 1995 Ă  propos du bonheur. 38Mon travail s’inspire des idĂ©es du philosophe Baruch Spinoza 1677. Selon lui, l’humain essaie pour l’essentiel d’approcher la joie et d’éviter la tristesse. En d’autres termes, cette philosophie rend un hommage soutenu Ă  la nĂ©cessitĂ© de bonheur ainsi que je l’ai dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© dans un prĂ©cĂ©dent ouvrage Eiguer, 2010. 39Deux millĂ©naires avant Spinoza, cette idĂ©e prit forme chez Épicure. Comme ce dernier vantait les Ă©tats de bonheur que le plaisir permet, on lui a reprochĂ© que le bonheur est Ă  la longue ennuyeux. On s’en lasse et, de ce fait, son idĂ©e du bonheur comme un projet chez tous ne tenait pas la route. On ne sait pas jouir Ă©ternellement, ce qu’il a facilement acceptĂ©. Voudrait-il alors confirmer que nous ne sommes pas faits pour le bonheur et que le malheur nous est nĂ©cessaire pour accepter de nouveau le bonheur, l’éprouver pleinement et ainsi de suite ? Notre moteur serait-il alors le malheur ? Épicure a trouvĂ© la rĂ©plique qui convenait Ă  ses dĂ©tracteurs on se stabilise dans le bonheur par l’ataraxie, un calme plein, Ă  laquelle on arrive par la sagesse. Les bonnes choses continuent Ă  nous captiver si l’on les Ă©labore en notre for intĂ©rieur, au contact de nos souvenirs et de nos songes. Je pense que c’est une belle maniĂšre de mettre en valeur ce que nous appelons aujourd’hui la subjectivation, cette activitĂ© psychique qui nous conduit Ă  nous rĂ©approprier chaque expĂ©rience, sentiment, pensĂ©e, en les reliant, en les remaniant. 40La maison est justement un des lieux oĂč ce bonheur peut ĂȘtre atteint. Elle est faite pour que l’on y soit bien. C’est un de nos rĂȘves les plus chers. Et dans la sĂ©rĂ©nitĂ©, ce qui permet la continuitĂ© de ce bonheur, Ă  l’instar d’un amour tranquille, diffĂ©rent de cette sensation de satiĂ©tĂ© Ă©prouvĂ©e lors d’une jouissance volatile ou des remous de l’amour-passion, ou, pire, des frustrations qu’entraĂźne l’amour-prison. 41Avoir une belle maison ou de beaux objets ne nous rendra automatiquement pas plus heureux pour autant. Ils y contribuent certes, mais cela dĂ©pend pour beaucoup de notre disposition d’esprit. La possession ne suffit pas Ă  y parvenir ; il faut savoir ou pouvoir en jouir. La limite entre ĂȘtre heureux ou malheureux, c’est nous qui pouvons la tracer et l’on sait combien elle est fluctuante. Il est parfois difficile de se permettre de profiter de ce que l’on possĂšde. Un petit diable dans notre esprit peut nous en empĂȘcher. Insatiable, nĂ©gatif, il ne voit que ce qui ne va pas, occultant ce qui est constructif. 42L’apaisement est liĂ© Ă©galement Ă  cette sensation d’équilibre que procure un certain ordre. Pour l’atteindre, on a besoin de rĂšgles comme celles qui rĂ©gulent la vie commune. Le mot qui convient est rĂ©gulation. Je m’explique. Bien des personnes pensent que, dans leur demeure, elles vont faire tout ce qu’elles veulent. Elles s’octroient assurĂ©ment de nombreuses libertĂ©s, elles y font ce qu’elles ne se permettent pas ailleurs. Mais la vie en famille a ses rĂšgles. 43Il est par ailleurs erronĂ© de penser que la loi, ces interdits que nous avons adoptĂ©s se concrĂ©tisant dans notre surmoi, nous impose exclusivement de la contrainte. Elle nous autorise aussi beaucoup de choses. Elle nous montre les voies qui y mĂšnent. De mĂȘme, la loi intĂ©rieure offre la possibilitĂ© d’oublier, c’est le refoulement des conflits, des lourdeurs, des tracas. Les mettre entre parenthĂšses ? Les Ă©loigner ? RĂ©primer tout sentiment dĂ©plaisant ou triste ? DĂšs lors que nous sommes sĂ»rs de savoir ce qui est bien ou mal, nous n’avons pas besoin de nous le rĂ©pĂ©ter tout le temps, ni que personne nous le rappelle. 44Ce refoulement ouvre alors la porte Ă  la rĂȘverie, au jeu, nous plongeant dans nos souvenirs, pour les partager par le rĂ©cit et par multiples gestes journaliers faire de la poĂ©sie avec le quotidien, depuis la prĂ©paration d’un bouquet jusqu’à la dĂ©co, comme Monsieur Jourdain dĂ©couvre qu’en parlant il fait de la prose. En mĂȘme temps, on se gratifie et on gratifie les autres. 45La rĂ©gulation qu’apporte la loi intĂ©rieure je prĂ©fĂšre rĂ©gulation » Ă  ordre » ou organisation » nous induit Ă©galement Ă  sĂ©lectionner nos prĂ©fĂ©rences et Ă  Ă©carter celles qui ne correspondent pas Ă  nos goĂ»ts. Cela contribue Ă  l’efficacitĂ© de nos activitĂ©s, comme au bien-ĂȘtre. J’en ai parlĂ© Ă  propos de l’organisation des parties de la maison, de la distribution des piĂšces, du rythme journalier, du rangement. 46Cela Ă©tant, l’ordre peut entraĂźner des lourdeurs et finir par ĂȘtre accablant. Dans ces cas, la loi est trop tyrannique. 47Pour une majoritĂ© d’entre nous, l’ordre apaise. On sent que la loi nous accompagne elle est de notre cĂŽtĂ© ». Au fur et Ă  mesure que l’on Ă©volue, la fonction protectrice du surmoi prĂ©vaut sur toute dĂ©rive autoritaire. Elle s’inspire du souvenir du parent qui a manifestĂ© de la solidaritĂ© et de l’empathie envers l’enfant que nous Ă©tions. Dans la mesure oĂč son expĂ©rience est rĂ©duite, l’enfant amplifie la gravitĂ© des difficultĂ©s, et tout compte fait il s’affole de peu de chose. Freud 1927 disait que, dans l’humour, on entend l’écho du parent se moquant tendrement de son enfant pour qui des broutilles font problĂšme. 48Le surmoi apporte aussi la perspective de la durĂ©e les Ă©cueils aujourd’hui infranchissables peuvent ĂȘtre surmontĂ©s lorsqu’on trouvera des solutions. L’ordre dans la maison Ă©tant au service de notre bien-ĂȘtre ne peut ĂȘtre contraignant. 49En se trouvant bien chez soi, on finit par amĂ©nager nos rapports Ă  l’intĂ©rieur de notre inconscient et avec les autres. Les liens entre les diffĂ©rents niveaux de notre psychologie sont plus fluides. On raisonne plus facilement, on aime plus ardemment, on verbalise mieux ce que l’on Ă©prouve. Au foyer, le regard des autre et sur les autres a une qualitĂ© particuliĂšre, mĂȘme si l’on habite seule, en se rĂ©fĂ©rant alors Ă  la maison de l’enfance. 50En parlant de l’image du corps et de sa fonction dans l’organisation de l’espace habitable, j’ai soulignĂ© justement la prĂ©valence du regard dans ses diffĂ©rentes perspectives le regard portĂ© sur la façade et le dĂ©cor ; le regard Ă  travers la fenĂȘtre et sur la fenĂȘtre qui devient miroir la nuit tombant, le rĂŽle des balcons, des vĂ©randas et des bow-windows Eiguer, 2013. J’ai parlĂ© de l’Ɠil ou de la vue dans les rĂȘves et les dessins de maisons. L’intimitĂ© que favorise la maison met Ă  l’abri du regard extĂ©rieur, des avis, positifs ou nĂ©gatifs – peu importe – alors que dans l’espace privĂ© le regard se libĂšre nous nous dĂ©chargeons des maniĂšres convenues. À la maison, on n’a pas besoin de se cacher. On baisse la garde, on s’y abandonne. Pour aller vers le monde, on doit s’apprĂȘter, se maĂźtriser ensuite, comme si on Ă©tait en reprĂ©sentation. 51Si le refoulement de conflits dĂ©plaisants est incontestable chez soi, ainsi que nous l’avons vu, il n’intervient pas sur la partie la plus authentique de nous-mĂȘme, qui au contraire a tout loisir de se dĂ©ployer, au moins dans la chambre sinon dans le salon et dans la dĂ©coration que nous avons que cette libertĂ© d’amĂ©nagement comme bon nous semble permet, c’est l’approfondissement du regard sur nous et l’épanouissement de notre subjectivitĂ©. En posant un tableau lĂ , en repeignant ici, nous circulons comme un roi et une reine entre nos sentiments et idĂ©es. Nous apprenons sur nous, Ă  nous laisser nous attarder davantage sur nous et Ă  savourer le partage de notre vĂ©cu avec nos proches. 53Dans la maison, la notion d’apparence n’a pas ce sens pĂ©joratif qu’on lui attribue d’habitude. L’ornementation n’est pas forcĂ©ment l’opposĂ© de la profondeur. Le faux n’est plus le contraire du vrai, mais un autre vrai. Ainsi la maison change le sens de nombre de choses. Il convient d’aller plus loin que de la visiter. Plus que l’habiter ou se l’approprier, il nous faut la sentir vibrer. Nous y serons alors au plus prĂšs de nous-mĂȘme. 54La maison est un lieu vouĂ© au culte du bien-ĂȘtre ; pour cela on la construit, on la bichonne. Mais l’on ne saisit pas l’intĂ©rĂȘt de cette perspective sans remarquer combien elle requiert de soin pour la rendre cohĂ©rente avec ce que nous sommes avec notre corps, nos besoins, nos dĂ©sirs, qui exigent tant de nous. Notes [1] Texte réécrit d’un travail exposĂ© dans le cycle de confĂ©rences organisĂ© par le Centre de psychothĂ©rapie de chu de Nancy le 2 mars 2016. [2] H. Kohut, Los seminarios de Heinz Kohut sobre la psicologĂ­a del sĂ­-mismo y psicoterapia con adolescentes y adultos jĂłvenes 1987, sous la direction de Miriam Elson, Buenos Aires, PaidĂłs, trad. esp.,1990, p. 74-75. Traduction française d’Alberto Eiguer. [3] Le philosophe Gaston Bachelard le formule ainsi dans La poĂ©tique de l’espace 1957 Comment [se fait-il que] les refuges Ă©phĂ©mĂšres et les abris occasionnels reçoivent-ils parfois, de nos rĂȘves intimes, des valeurs qui n’ont aucune base objective ? » [4] ThĂ©rapie familiale psychanalytique.

chez nous le bonheur est fait maison