Laromatogramme est une technique sĂ©duisante, qui permet au vĂ©tĂ©rinaire de dĂ©livrer une prescription ciblĂ©e sur le germe en cause. L’aromathĂ©rapie est donc une trĂšs belle alternative aux antibiotiques d’autant plus que les huiles essentielles ont aussi prouvĂ© leur puissance d’action face aux virus. RĂ©fĂ©rences : Laboratoire Commentsoigner la mammite ? Un plan de soin prĂ©cis. Si les Ă©leveurs trouvent un quartier plus dur Ă  la traite, celui-ci est massĂ© 2 fois par jour avec du baume vĂ©gĂ©tal et une solution d'huiles essentielles prĂ©vues pour les mammites composĂ©e entre autres de girofle, origan, tea-tree , pendant 8 jours. Jai Ă©galement rĂ©ussi Ă  soigner des mammites sur les Prim’Holstein, uniquement avec des granules de BELLADONNA. La derniĂšre en date, c’est une vache laitiĂšre P’H qui a fait une mammite d’un coup, j’ai rĂ©ussi Ă  la soigner avec ACONIT en 9 CH puis en 15 CH. En plus c’est pas cher et il n’y a pas de At-on le droit d’utiliser des huiles essentielles pour soigner une mammite clinique, pour un vĂ©ritable dĂ©veloppement personnel. Dans certains cas, mais des aides techniques peuvent aider Ă  prĂ©venir les chutes et certains mĂ©dicaments Ă  soulager quelques symptĂŽmes. ArticleprĂ©cĂ©dent : ANGINE : Se Soigner Naturellement et Rapidement [ Huiles Essentielles ] Laisser un commentaire Annuler la rĂ©ponse Votre adresse e-mail ne sera pas publiĂ©e. LaromathĂ©rapie, est une mĂ©decine complĂ©mentaire de plus en plus en vogue de nos jours. La facilitĂ© Ă  se procurer des huiles essentielles ainsi que leur image « naturelle » expliquent sans doute cet engouement qui se retrouve jusque dans les fermes. Mais est-ce bien une mĂ©decine sans risque ? Un Ă©leveur a-t-il le droit d’utiliser des huiles essentielles pour soigner ses animaux ? Gel6. Le plan Ă©cophyto 2018 a pour objectif la division par deux par rapport Ă  2008 des quantitĂ©s de pesticides utilisĂ©s en agriculture ainsi que le retrait du marchĂ© des molĂ©cules les plus prĂ©occupantes. Depuis ses dĂ©buts, l’agriculture biologique s’interdit l’usage des intrants chimiques. Le plan Ă©coantibio 2017 a pour objectif la rĂ©duction significative de l’usage des antibiotiques en Ă©levage. Le cahier des charges de l’agriculture biologique limite drastiquement l’usage des antibiotiques en Ă©levage. Par exemple, la rĂšglementation autorise seulement trois traitements antibiotiques par lactation pour une vache laitiĂšre en bio. Les problĂšmes rĂ©currents autour de la qualitĂ© de l’eau -que ce soit une question de nitrates ou de rĂ©sidus de pesticides-, autour de la qualitĂ© des sols, autour des rĂ©sistances de certaines bactĂ©ries aux antibiotiques, sont aujourd’hui reconnus, quantifiĂ©s, rĂ©putĂ©s prĂ©occupants. Par consĂ©quent, les incitations Ă  un usage raisonnĂ©, Ă  une diminution, des intrants chimiques, se multiplient mesures agro-environnementales, “plans”, directives
 il n’est certes pas question de supprimer mais, au moins, de rĂ©duire. RĂ©duire ? Mais comment faire ? Comment faire avec moins, quand on a, depuis les dĂ©buts de l’agriculture intensive, Ă©tĂ© habituĂ© Ă  “traiter” de maniĂšre relativement automatique dĂ©sherbage en prĂ© ou en post semis, en prĂ©-levĂ©e, traitement anti-ravageurs au stade X feuilles, traitement fongicide, apport d’ammonitrate Ă  X tonnes par hectare au printemps, traitement antibiotique systĂ©matique pour les laitiĂšres au tarissement ou en cas de mammite, etc, tout cela Ă  la dose prescrite par le fabriquant. Comment faire, quand on est agriculteur et que l’on a appris ces protocoles Ă  l’école ? J’en atteste, je me souviens, en BTS, m’ĂȘtre trouvĂ©e prise entre le marteau et l’enclume. Dans le rĂŽle de l’enclume, un enseignant d’agronomie agriculteur, prĂ©curseur de l’agriculture intĂ©grĂ©e, passĂ© maitre dans l’art de la rĂ©duction des intrants ; dans le rĂŽle du marteau, une correctrice “vieille Ă©cole” qui soutenait que ces mĂ©thodes Ă©taient criminelles car elles crĂ©aient prĂ©cisĂ©ment les rĂ©sistances tant redoutĂ©es. Je laisserai le lecteur trancher ce dĂ©bat sĂ»rement aussi idĂ©ologique que technique. Moi, note pas terrible et copie pleine d’annotations rouges sous le bras, j’avais allumĂ© l’incendie entre le marteau et l’enclume avec mes questions 1, puis je les avais laissĂ©s se crĂȘper le chignon en rĂȘvant d’agriculture biologique. Mais je m’égare. Comment faire, disais-je. Il existe des paysans qui depuis les dĂ©buts se passent d’intrants chimiques et utilisent trĂšs peu voire pas du tout d’antibiotiques. Ceux qui travaillent en agriculture biologique. On pourrait s’inspirer de leurs mĂ©thodes, non ? Pour le dĂ©sherbage, le dĂ©sherbage mĂ©canique au lieu du dĂ©sherbage chimique
 Pour la lutte contre les ravageurs, les auxiliaires les coccinelles contre les pucerons, les trichogrammes contre la pyrale
 Pour soigner les animaux, les huiles essentielles
 Et ainsi de suite. C’est Ă©nervant ? Reconnaissons-le, c’est un peu Ă©nervant. Car les propos tenus dans les campagnes par les tenants de l’agriculture dite conventionnelle vis-Ă -vis de l’agriculture biologique et de ceux qui la pratiquent sont loin d’ĂȘtre toujours tendres. Conneries, n’importe quoi, extrĂ©misme, baba-cools, dĂ©clinĂ©s et conjuguĂ©s Ă  loisir, j’ai Ă  peu prĂšs tout entendu en la matiĂšre. Il est donc quelque peu agaçant de voir les auteurs de ces critiques venir gratter Ă  la porte de leurs confrĂšres “en bio” pour savoir comment ils procĂšdent. D’autant plus agaçant que les critiques ne s’arrĂȘtent pas forcĂ©ment aprĂšs. C’est qu’entre la rĂ©duction des intrants chimiques et leur suppression avec conversion Ă  l’agriculture biologique, il y a un pas qui n’est pas seulement technique mais Ă©galement idĂ©ologique. Un pas qu’on ne franchit pas en achetant simplement une bineuse ou quelques huiles essentielles. C’est un peu Ă©nervant et il est tentant de les envoyer balader. Certains le font “j’ai appris, j’ai travaillĂ©, j’en ai bavĂ© pour en arriver lĂ , vous n’allez quand mĂȘme pas venir faire ma rĂ©colte aprĂšs m’avoir tant raillĂ©, Ă  votre tour de mouiller votre chemise”. D’autres mettent volontiers leur savoir et leur expĂ©rience Ă  disposition, en admettant avec pragmatisme que tout ce qui est susceptible de faire baisser la pression globale de la chimie est bon Ă  prendre. Depuis le temps, ils ont le cuir Ă©pais, de toute maniĂšre. Ils le vivent mĂȘme parfois comme une forme de revanche, aprĂšs des annĂ©es Ă  se faire regarder de travers. La tentation de l’ironie n’est peut-ĂȘtre pas si loin
 qu’importe. C’est un peu Ă©nervant mais la bonne nouvelle, c’est qu’on va quand mĂȘme collectivement vers la reconnaissance de la nocivitĂ© des intrants chimiques et vers une rĂ©duction de ses usages. C’est un pas minuscule sur le chemin qui mĂšne Ă  la sagesse, un pas insuffisant mais un pas tout de mĂȘme. Et ce chemin, c’est l’agriculture biologique qui l’ouvre fiĂšrement devant nous. Empruntons-le. DĂšs l'infection repĂ©rĂ©e, en fin de traite, les Ă©leveurs appliquaient sur le quartier atteint l'Ă©quivalent d'une noisette d'un mĂ©lange d'huiles essentielles, en prenant soin de se protĂ©ger d'un gant.© GDS 56La premiĂšre Ă©valuation d'un mĂ©lange d'huiles essentielles sur des infections mammaires montre des rĂ©sultats intĂ©ressants sur les cas cliniques. Sur les mammites subcliniques, les antibiotiques font beaucoup mieux mais ils sont loin de tout guĂ©rir. L'USAGE DES HUILES ESSENTIELLES HE COMME ALTERNATIVE AUX ANTIBIOTIQUES dans le traitement des infections mammaires connaĂźt un regain d'intĂ©rĂȘt. Et pas seulement chez les Ă©leveurs en production biologique. Mais pour quelle efficacitĂ© ? Éleveurs et vĂ©tĂ©rinaires sont partagĂ©s, entre ceux qui affirment avoir des rĂ©sultats positifs et d'autres beaucoup plus sceptiques. Les huiles essentielles ne sont pas considĂ©rĂ©es comme... Vous avez parcouru 7% de l'article > AccĂ©dez Ă  tous les articles > Recevez la newsletter > Recevez 2 numĂ©ros chez vous L'USAGE DES HUILES ESSENTIELLES HE COMME ALTERNATIVE AUX ANTIBIOTIQUES dans le traitement des infections mammaires connaĂźt un regain d'intĂ©rĂȘt. Et pas seulement chez les Ă©leveurs en production biologique. Mais pour quelle efficacitĂ© ? Éleveurs et vĂ©tĂ©rinaires sont partagĂ©s, entre ceux qui affirment avoir des rĂ©sultats positifs et d'autres beaucoup plus sceptiques. Les huiles essentielles ne sont pas considĂ©rĂ©es comme des mĂ©dicaments qui, eux, doivent faire la preuve de leur efficacitĂ© pour ĂȘtre mis sur le marchĂ© français. Et jusqu'ici, rares sont les Ă©tudes scientifiques indĂ©pendantes ayant communiquĂ© sur l'effet de l'aromathĂ©rapie sur les mammites. AprĂšs six mois d'essais de terrain qui ont mobilisĂ© une quarantaine d'Ă©leveurs, en majoritĂ© conventionnels, les travaux du GDS Bretagne* permettent aujourd'hui de lever un coin du CAS OBSERVÉS169 vaches laitiĂšres sont entrĂ©es dans le protocole d'expĂ©rimentation. Elles avaient Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es dans les Ă©levages comme Ă©tant des animaux sains, avec trois comptages cellulaires consĂ©cutifs infĂ©rieurs Ă  300 000 cellules par millilitre et pas d'Ă©pisodes cliniques. Les sujets Ă©ligibles devaient ĂȘtre des vaches Ă  infection rĂ©cente car elles prĂ©sentent un potentiel de guĂ©rison certain », prĂ©cise le docteur Ivanne Leperlier du GDS Morbihan. Ces vaches ont reçu un traitement Ă  base d'huiles essentielles aprĂšs la dĂ©tection d'une infection soit une mammite clinique avec la prĂ©sence de grumeaux dans le lait, soit une mammite subclinique avec un taux cellulaire supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  500 000 c/ml lors du contrĂŽle mensuel. Au total, les Ă©leveurs ont ainsi traitĂ© 65 cas subcliniques et 104 cas DILEMME DU CHOIX DES HUILESCe fut un dĂ©bat important pour les expĂ©rimentateurs car le panel des HE est trĂšs large et sur le terrain, les partisans des mĂ©langes et ceux d'une huile unique s'affrontent. Le GDS s'est imposĂ© d'utiliser des huiles rĂ©fĂ©rencĂ©es au rĂšglement europĂ©en pour un dĂ©lai d'attente nul. Il fallait aussi une absence de toxicitĂ© par voie transcutanĂ©e, et bien sĂ»r choisir des produits utilisĂ©s et reconnus par les aromathĂ©rapeutes. Au final, les huiles essentielles retenues pour la prĂ©paration ont Ă©tĂ© Eucalyptus citriodora citronnellalifera connue pour ses propriĂ©tĂ©s anti-inflammatoires, antalgiques et modĂ©rĂ©ment antibactĂ©riennes, Mentha arvensis var. piperascens aux propriĂ©tĂ©s antibactĂ©riennes, antalgiques et vasoconstrictives, et Thymus satureioides, antibactĂ©rienne et immunostimulante. Ce mĂ©lange Ă©tait appliquĂ© par massage, mĂ©thode la plus courante, matin et soir et pendant quatre jours, un mode opĂ©ratoire acceptable pour les Ă©leveurs. Le lait a Ă©tĂ© jetĂ© pendant la durĂ©e du traitement c'est obligatoire pour toute mammite clinique et c'est une prĂ©caution supplĂ©mentaire pour limiter d'Ă©ventuelles modifications organoleptiques, prĂ©judiciables aux des HE a Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e sous plusieurs angles. D'abord, la guĂ©rison bactĂ©riologique la bactĂ©rie identifiĂ©e le premier jour de l'infection prĂ©lĂšvement par l'Ă©leveur puis analyse au laboratoire est-elle prĂ©sente ou non trois semaines aprĂšs la fin de l'application des HE ? Ensuite, la guĂ©rison cellulaire le comptage est-il ou non en dessous de 200 000 cellules aprĂšs trois semaines ? GUÉRISONS CELLULAIRE ET BACTÉRIOLOGIQUEPour les mammites dĂ©clarĂ©es, les Ă©leveurs devaient noter l'amĂ©lioration des signes cliniques grumeaux, oedĂšmes, rougeurs. En cas d'aggravation, l'animal recevait une antibiothĂ©rapie. Enfin, le protocole a prĂ©vu d'Ă©valuer le niveau de rĂ©cidive des cas considĂ©rĂ©s comme guĂ©ris cliniquement aprĂšs le traitement. Ainsi, toutes les mammites cliniques dans le mĂȘme quartier ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es dans le mois ou dans les deux mois suivants. Il n'y a pas eu de comparaison avec un placebo ni avec un antibiotique de rĂ©fĂ©rence, mais les auteurs ont comparĂ© leurs rĂ©sultats expĂ©rimentaux avec les donnĂ©es publiĂ©es sur l'efficacitĂ© de l'antibiothĂ©rapie et celles Ă©valuant les guĂ©risons spontanĂ©es. Il est Ă  noter que les Ă©leveurs participant Ă  cet essai ont suivi un protocole trĂšs cadrĂ© examen et enregistrement des cas cliniques, rĂ©alisation des tests CMT, suivi et enregistrement des donnĂ©es individuelles, prĂ©lĂšvements aseptiques du lait, TIERS DES ANIMAUX GUÉRISLes pathogĂšnes isolĂ©s sur les 169 infections de l'essai Ă©taient en grande majoritĂ© Ă  Gram+ 81 % des cas subcliniques et 71 % des cas cliniques, essentiellement des streptocoques et des staphylocoques qui posent habituellement le plus de problĂšmes en Ă©levage. En toute logique, les Gram- dont E. coli ont concernĂ© plutĂŽt les mammites cliniques 14 %. Globalement, les guĂ©risons bactĂ©riologiques aprĂšs traitement aux HE sont faibles 33,7 % en moyenne avec des Ă©carts selon les germes entre 21,1 % pour le staphylocoque dorĂ© et 62,5 % pour les entĂ©robactĂ©ries. Des rĂ©sultats qu'il faut relativiser. Sur le staphylocoque dorĂ© par exemple, l'antibiothĂ©rapie guĂ©rit moins d'un cas sur deux 45,8 % et on observe aussi 18,8 % de guĂ©risons spontanĂ©es. À l'inverse, sur les streptocoques, les antibiotiques ont une trĂšs bonne efficacitĂ© plus de 90 % et on reste Ă  38 % avec les HE, mieux toutefois que la guĂ©rison spontanĂ©e 18 %.Pour la guĂ©rison cellulaire moins de 200 000 cellules, les HE ont guĂ©ri 37,5 % des mammites subcliniques quand l'antibiothĂ©rapie est efficace Ă  72 % et les guĂ©risons spontanĂ©es Ă  22 %. Il faut pourtant noter la bonne guĂ©rison cellulaire des mammites cliniques. Les huiles essentielles ont Ă©tĂ© efficaces dans 68,8 % des cas, alors que l'antibiothĂ©rapie obtient 58,2 % pour une Ă©tude comparable. Cette efficacitĂ© s'explique aussi puisqu'on est ici en prĂ©sence de streptocoques et de Gram-, dĂ©jĂ  connus pour leur meilleure capacitĂ© de guĂ©rison. L'observation des rĂ©cidives a Ă©tĂ© plus dĂ©cevante pour cet essai 25,2 % Ă  30 jours et 48,8 % Ă  60 jours, soit une rĂ©cidive sur deux dans les deux mois qui suivent la guĂ©rison. Le risque est moindre avec des antibiotiques 13 % Ă  30 jours et 29 % Ă  60 OU HUILES ESSENTIELLES ? Avant de hĂąter les conclusions, rappelons que ce n'est qu'une seule Ă©tude avec un seul mĂ©lange de trois huiles essentielles », rappelle Ivanne Leperlier. Dans cet essai, les HE ont un rĂ©sultat sur les mammites cliniques comparable Ă  l'antibiothĂ©rapie qui, rappelons-le, est loin de guĂ©rir tous les cas. Les Ă©leveurs avaient aussi notĂ© une bonne efficacitĂ© clinique Ă  court terme. Mais ce rĂ©sultat est Ă  modĂ©rer puisque le risque de rĂ©cidive est important. Sur les mammites subcliniques, l'effet de ce mĂ©lange d'huiles essentielles a paru plus limitĂ© que l'antibiothĂ©rapie mais les rĂ©sultats restent meilleurs que les taux de guĂ©rison spontanĂ©e publiĂ©s. Au-delĂ  de la comparaison entre HE et antibiotiques, il faut rappeler l'Ă©vidence moins on aura de mammites, moins on aura d'Ă©checs, car les antibiotiques ne guĂ©rissent pas tout. Les mammites ne sont pas une fatalitĂ© en Ă©levage laitier et la prĂ©vention doit ĂȘtre la prioritĂ© de l'Ă©leveur. Ensuite, le traitement prĂ©coce sera toujours plus efficace, que ce soit avec les HE ou des antibiotiques. Enfin, l'essai nous a dĂ©montrĂ© une nouvelle fois que les cas chroniques qui Ă©taient hors protocole sont incurables. Les germes sont logĂ©s profondĂ©ment dans les tissus de la mamelle et aucun traitement n'est efficace. L'acharnement thĂ©rapeutique est donc Ă  proscrire », conclut Ivanne Leperlier. * Cette Ă©tude est un travail de thĂšse vĂ©tĂ©rinaire effectuĂ© par le Dr Marie Harlet, encadrĂ©e par le Dr RaphaĂ«l GuattĂ©o Oniris et financĂ©e par GIE Élevages de Bretagne et GDS Bretagne. LE REGARD DE... L'UTILISATION ORALE DE PLANTES EST INDISPENSABLE EN COMPLÉMENT PHILIPPE LABRE vĂ©tĂ©rinaire Ă  Gentiana PhytoLabo* La demande pour des alternatives aux antibiotiques est une Ă©volution en profondeur de l'Ă©levage. À ce titre, l'Ă©tude rigoureuse du GDS Bretagne sur l'action d'un mĂ©lange d'huiles essentielles HE pour les infections mammaires est remarquable, venant d'acteurs et d'Ă©leveurs majoritairement conventionnels. Les rĂ©sultats de la formulation testĂ©e, utilisĂ©e en massage sur le quartier, ne peuvent cependant pas ĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ©s Ă  l'ensemble des HE. L'action du mĂ©lange est intĂ©ressante dans les mammites cliniques lĂ©gĂšres, mais avec une tendance marquĂ©e Ă  la rechute, et les rĂ©sultats sont mĂ©diocres pour les taux cellulaires Ă©levĂ©s. Quelles remarques et propositions faire pour amĂ©liorer ces rĂ©sultats positifs mais insuffisants ? Sur les mammites cliniques, un choix d'HE plus puissantes aurait pu ĂȘtre retenu, avec la nĂ©cessitĂ© de bien en maĂźtriser le dosage et le pouvoir irritant. Pour la mamelle, les HE en massage sont Ă  prĂ©fĂ©rer, car leur caractĂšre irritant les contre-indique en intramammaire. L'utilisation orale de plantes en complĂ©ment des HE me semble indispensable. En ce qui concerne les taux cellulaires Ă©levĂ©s, il s'agit d'une pathologie chronique qui, Ă  mon sens, nĂ©cessite l'action de fond des plantes, plutĂŽt que l'action rapide mais fugace des HE. Les plantes vont aider la vache Ă  amĂ©liorer sa capacitĂ© Ă  se dĂ©fendre, par une action sur l'immunitĂ© gĂ©nĂ©rale et sur les toxines qui la fragilisent. Ce type d'action, plus nutritionnelle que thĂ©rapeutique, ne peut ĂȘtre obtenu avec les mĂ©dicaments et constitue l'un des intĂ©rĂȘts essentiels des plantes. » * Philippe Riaux applique les huiles essentielles sur la mamelle, le pli du grasset ou le jarret. Philippe Riaux est seul sur son exploitation qui totalise 54 vaches 300 000 L sur une SAU de 57 ha, en conversion bio depuis 1,5 mois. 20 ha repris en 2010 ont permis de gagner en autonomie fourragĂšre. De 40 ha, la surface en herbe va ĂȘtre augmentĂ©e. Les 8 ha de cĂ©rĂ©ales ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s et le maĂŻs va passer de 9 Ă  3 ha. Contre le parasitisme, le producteur va chercher des solutions non chimiques. Philippe Riaux, Ă©leveur Ă  GosnĂ© 35, utilise les huiles essentielles depuis 2010 sur son troupeau laitier. Contre les mammites, mais aussi les diarrhĂ©es des veaux. Depuis que j’utilise les huiles essentielles, je n’ai plus recours aux antibiotiques pour soigner une mammite en lactation », indique Philippe Riaux. Ces concentrĂ©s de plantes ravintsara, cardamome, eucalyptus sont appliquĂ©s matin et soir sur la mamelle, le pli du grasset ou le jarret, en dix traitements minimum. Il faut observer les vaches et intervenir le plus tĂŽt possible, bien cibler et jongler avec les huiles en fonction des symptĂŽmes
 » L’éleveur note ses traitements dans un cahier situĂ© dans la salle de traite. J’ai ainsi une bonne vision de l’efficacitĂ© du protocole. Mes comptes-rendus de formation et mes huiles essentielles sont Ă©galement dans la salle de traite une boĂźte spĂ©ciale mammite. » Par ailleurs, sur 75 % des vaches laitiĂšres, le tarissement se fait avec un obturateur, sans antibiotique. Les 25 % restantes, qui ont fait une mammite dans l’annĂ©e ou ont plus de 200 000 cellules, sont traitĂ©es avec un antibiotique. En Ă©tĂ© comme en hiver, les taries sont sorties. » AromathĂ©rapie. SĂ©lection sur les cellules Certes, la situation est saine au prĂ©alable sur l’élevage. Depuis mon passage en logettes en 2008, je n’ai pas plus de 5 mammites par an. Et mes vaches sont dehors le plus longtemps possible. En dĂ©cembre et janvier, elles sont en bĂątiment, mais sortent parfois dans la journĂ©e. Les vaches Ă  plus d’1 million de cellules sur plusieurs mois de lactation ne sont pas gardĂ©es. Je sĂ©lectionne sur ce critĂšre ; je n’ai quasiment jamais de pĂ©nalitĂ©s. » N’étant plus au contrĂŽle laitier, l’éleveur rĂ©alise lui-mĂȘme un Ă©chantillonnage sur chaque vache qui est analysĂ© au Lillab. C’est indispensable pour suivre l’évolution d’une mammite, dĂ©cider du protocole de tarissement. J’ai investi avec deux autres agriculteurs dans un appareil de prĂ©lĂšvement. » Des huiles essentielles sont aussi utilisĂ©es avec succĂšs sur les diarrhĂ©es des veaux cause de deux pertes seulement sur le dernier exercice. LĂ  aussi l’intervention doit ĂȘtre rapide. Les veaux gardent la mĂȘme quantitĂ© de lait, en deux tĂ©tĂ©es par jour, dans lesquelles sont ajoutĂ©es les huiles essentielles basilic, romarin. Quand ils ne boivent pas, je leur donne au biberon ou en spray dans la bouche. Je leur administre aussi de l’argile bentonite. » L’éleveur n’utilise pas d’antibiotique ni de rĂ©hydratant, juste un thĂ© de foin entre les repas Ă©ventuellement. AprĂšs le vĂȘlage, les veaux reçoivent le colostrum et le lait de leur mĂšre pendant une semaine minimum. » Ces pratiques permettent au producteur de contenir ses coĂ»ts vĂ©tĂ©rinaires qui se situent Ă  22 €/UGB 56 € en moyenne. Sur les boiteries, problĂšme rĂ©current sur l’élevage, Philippe Riaux aimerait trouver une solution. Peut-ĂȘtre pourra-t-il tester le vinaigre de cidre en cure de 5 jours lors des transitions alimentaires. Je donne 1 L diluĂ© dans l’eau pour 10 vaches. Le mĂ©lange est rĂ©parti sur l’alimentation », confie une Ă©leveuse. Mutualiser les expĂ©riencesPhilippe Riaux s’est formĂ© Ă  l’aromathĂ©rapie en groupe Adage 35. C’est indispensable pour connaĂźtre les prĂ©cautions d’utilisation. Et cela m’a permis de partager mes expĂ©riences avec celles des autres pour avancer », tĂ©moigne Philippe Riaux. D’autres groupes existent en Bretagne sur la thĂ©matique de la santĂ© du troupeau et des mĂ©decines alternatives. Une rencontre Ă©tait organisĂ©e le 27 juin, rassemblant une cinquantaine de personnes issues des rĂ©seaux FRGeda Bretagne et Adage 35. Les participants ont pu Ă©changer et repartir avec de nouveaux protocoles Ă  tester, des mĂ©thodes de travail, des ressources Ă  mobiliser formateurs, fournisseurs d’huiles
. +6le ratbibi43centkghtPapy 26fongrabouille10 participantsfonAgrinaute de bronzeAge 33 Papy 26Agrinaute d'orAge 76 Re soigner avec les huiles essentielles par ghislain Dim 22 Jan - 1408bibi43 a Ă©critcentkght a Ă©critle comptoir des plantes , grommonbonne adresse tout le monde dis pas çapar contre dans le catalogue il y a quelques bons produits introuvables ailleurs ceux ou il est dit de ne pas stocker prĂšs d’une source de pollutions Ă©lectromagnĂ©tiques.ghislainAgrinaute d'orAge 57 Re soigner avec les huiles essentielles par quoi 29 Dim 22 Jan - 1536Herbe et traditions c'est des huiles essentielles pures = qualitĂ© Le Comptoir des plantes c'est plus des prĂ©parations et quelques he mais pas certifiĂ©e pure Sinon en urgence ou en rupture entre deux commandes tu peux trouver certaines dans les pharmacies quoi 29Agrinaute d'argentAge 52 Re soigner avec les huiles essentielles par InvitĂ© Dim 22 Jan - 1846grabouille a Ă©critavez vous des adresses de fournisseurs sĂ©rieux parce que ici on les trouve au compte goutte..... normal pour des huilles essentielles... herbes et traditions aussi. ou ma pharmacie de temps en temps Re soigner avec les huiles essentielles par HL 51 Mar 24 Jan - 1847Bonsoir Dans la continuitĂ© de l'utilisation de produits naturels, je cherche des utilisateurs de produits Bionature pour avoir des retours concrets.... Quelle utilisation ? Quels produits ? Quels objectifs ? Re soigner avec les huiles essentielles par Barbu Mar 24 Jan - 2049les HE c'est essentiellement de l'huile de tournesol additionnĂ©e de quelques gouttes d'HE pures,les commerçants se font des co...les en or .je pense qu'il faut mieux acheter en pharma et diluer soit memeBarbuAgrinaute d'orAge 58 Re soigner avec les huiles essentielles par grabouille Mar 24 Jan - 2101en pharmacie ils sont limitĂ© a la fois en quantitĂ© et en nbre de he lorsque l'on veut avoir des puresgrabouilleAgrinaute hors compĂ©titionAge 103 Sujets similairesPermission de ce forumVous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forum Agriculture La piste des mĂ©decines douces pour diminuer les antibiotiques Alors que les problĂšmes de rĂ©sistance aux antibiotiques se multiplient en Ă©levage bovin, l’homĂ©opathie ou l’acupuncture gagnent Ă  ĂȘtre connues. Le constat est sans appel. La Suisse reste en Europe le deuxiĂšme plus gros consommateur d’antibiotiques administrĂ©s par voie intramammaire. MĂȘme si leur consommation a nettement diminuĂ© ces dix derniĂšres annĂ©es, les quantitĂ©s d’antibiotiques utilisĂ©es en agriculture dĂ©passent ce qui est nĂ©cessaire pour prĂ©server la santĂ© animale», affirme la sociĂ©tĂ© des vĂ©tĂ©rinaires suisses. La situation va cependant vers le mieux depuis l’entrĂ©e en vigueur, le 1er avril 2016, de l’ordonnance sur les mĂ©dicaments vĂ©tĂ©rinaires OMĂ©dV rĂ©visĂ©e. DĂ©s­ormais, on ne peut plus administrer d’antibiotiques Ă  titre prophylactique au bĂ©tail», explique NoĂ©lie Chenevard, conseillĂšre spĂ©cialisĂ©e en santĂ© animale Ă  Pro Conseil. Fini les tubes systĂ©matiques au tarissement et les traitements donnĂ©s aux veaux Ă  l’engrais. Cette nouvelle rĂ©glementation a incitĂ© bien des propriĂ©taires de bĂ©tail Ă  envisager un recours Ă  des mĂ©thodes complĂ©mentaires. De plus en plus d’exploitations s’intĂ©ressent Ă  l’acupuncture, Ă  l’aromathĂ©rapie et Ă  l’homĂ©opathie», confirme VĂ©ronique Frutschi, de la FĂ©dĂ©ration rurale interjurassienne. Si l’homĂ©opathie est sans aucun doute le plus expĂ©rimentĂ© et le plus connu de ces traitements, notamment grĂące Ă  l’expĂ©rience apportĂ©e par les productions biologiques, ne s’improvise pas homĂ©opathe qui veut. Il existe au moins treize remĂšdes diffĂ©rents possibles pour soigner une diarrhĂ©e chez u n veau», prĂ©cise NoĂ©lie Chenevard. Administrer le bon tube de granules nĂ©cessite quelques connaissances, qu’il est possible d’acquĂ©rir lors de cours ou de journĂ©es de formation dĂ©sormais rĂ©guliĂšrement organisĂ©es dans les cantons romands. Ce que l’on conseille aux paysans, c’est de noter toutes leurs observations, vache par vache celle-ci n’est jamais pressĂ©e et se moque de son veau, celle-lĂ  mange toujours Ă  la mĂȘme place et fait souvent des quartiers. Apprendre Ă  mieux connaĂźtre son bĂ©tail, c’est la base avant de vouloir rĂ©gler des problĂšmes.» Observer pour soigner À Cornol JU, la famille Cattin a recours Ă  l’homĂ©opathie depuis quinze ans pour le suivi sanitaire de ses 45 vaches laitiĂšres et de leur suite. On passe Ă©normĂ©ment de temps Ă  les observer, expliquent CĂ©line et Jeoffrey Cattin, qui n’hĂ©sitent pas Ă  faire des traitements prĂ©ventifs en sprayant les museaux de leurs bĂȘtes. L’homĂ©opathie nous aide dans les problĂšmes de santĂ© mammaire, de fertilitĂ© et pour prĂ©venir diarrhĂ©es et pneumonies chez les final, on a amĂ©liorĂ© la qualitĂ© de vie de nos bĂȘtes.» MĂȘme son de cloche chez Isabelle Mottier, qui exploite avec son mari un domaine en bio Ă  L’Étivaz VD. Également pharmacienne, elle insiste sur l’importance de connaĂźtre son bĂ©tail avant de vouloir se lancer dans les mĂ©decines naturelles. En traitant au moyen de l’homĂ©opathie, on a un troupeau plus sain, car il devient au fil du temps plus rĂ©sistant. L’efficacitĂ© de cette mĂ©thode est impressionnante sur les cas aigus. Une mammite fortement marquĂ©e, une vache qui gonfle subitement ces pathologies peuvent ĂȘtre rĂ©glĂ©es grĂące Ă  l’homĂ©opathie si on rĂ©agit vite.» Le danger des rĂ©sistances Pour Pamela StĂ€hli, vĂ©tĂ©rinaire neuchĂąteloise et experte en homĂ©opathie, cette pratique permet de porter un autre regard sur l’animal. C’est une approche exigeante qui demande beaucoup de patience. Il faut considĂ©rer individuellement chacune des bĂȘtes, non plus comme un amas de cellules, mais comme un ĂȘtre qui a un ressenti et des Ă©motions.» L’homĂ©opathie, comme les autres mĂ©thodes alternatives, n’est cependant pas une solution miracle, met en garde la vĂ©tĂ©rinaire. Mais comme toutes les mĂ©decines naturelles, elle est tout Ă  fait susceptible de contribuer Ă  une diminution de la consommation d’antibiotiques et donc de contrer le phĂ©nomĂšne de rĂ©sistance des bactĂ©ries. Auparavant, les streptocoques frĂ©quemment rencontrĂ©s, comme agalactie par exemple, rĂ©agissaient bien Ă  la pĂ©nicilline, poursuit l’experte. DĂ©sormais, les bactĂ©ries comme uberis sont devenues extrĂȘmement compliquĂ©es Ă  traiter, car elles ont dĂ©veloppĂ© une stratĂ©gie de rĂ©sistance. Il faut donc rĂ©ajuster notre utilisation d’antibiotiques. C’est un rĂ©el enjeu de sociĂ©tĂ©.» + D’infos Une journĂ©e de cours HomĂ©o je me lance» aura lieu le 28 novembre Ă  Corcelles-le-Jorat. Deux livres peuvent Ă©galement ĂȘtre utiles si l’on souhaite avoir recours Ă  ce type de traitements MĂ©decines naturelles en Ă©levage», tome 1 sur l’homĂ©opathie et tome 2 sur la phytothĂ©rapie et l’aromathĂ©rapie. Christian Fuchs, Pampigny VD Des huiles essentielles chez les veaux SpĂ©cialisĂ© dans le sevrage et l’engraissement de veaux, cet agriculteur a repensĂ© sa conduite de troupeau en soignant notamment les conditions de dĂ©tention des animaux. La solution qu’il a adoptĂ©e intĂšgre ainsi une diffusion d’huiles essentielles pour prĂ©venir les maladies respiratoires. Lavande, eucalyptus, ravintsara, origan, thym. Cela sent bon dans le bĂątiment que Christian Fuchs rĂ©serve Ă  ses veaux! Et pour cause. VoilĂ  deux ans que cet agriculteur du pied du Jura vaudois a recours Ă  un mĂ©lange d’huiles essentielles pour prĂ©venir les problĂšmes respiratoires chez ses protĂ©gĂ©s. Dans le bĂątiment rĂ©servĂ© au jeune bĂ©tail, c’est un simple brumisateur de salon fonctionnant Ă  l’électricitĂ© et posĂ© en hauteur qui assure cette tĂąche, diffusant en permanence des volutes de vapeur chargĂ©e de prĂ©cieuses microparticules. Christian Fuchs s’est spĂ©cialisĂ©, ces derniĂšres annĂ©es, dans le sevrage et l’engraissement de veaux, en parallĂšle de l’exploitation d’un domaine de 20 hectares de cultures cĂ©rĂ©aliĂšres et fourragĂšres. Quatre fois par annĂ©e, je reçois entre 30 et 50 bĂȘtes en trois jours. Elles proviennent de fournisseurs diffĂ©rents et peuvent ĂȘtre nĂ©es aux quatre coins de la Suisse.» Quand les veaux arrivent Ă  Pampigny, ils pĂšsent une septantaine de kilos. Leur a-t-on administrĂ© du colostrum? Ont-ils dĂ©jĂ  eu une faiblesse respiratoire? Je n’en sais rien. Je n’ai aucune prise sur l’état sanitaire du bĂ©tail qui me parvient.» Jusqu’à l’an passĂ©, Christian Fuchs leur injectait donc systĂ©matiquement un antibiotique Ă  but prophylactique pour prĂ©venir les pneumonies. L’inconvĂ©nient de cette pratique, c’est qu’on administre des antibiotiques Ă  des veaux qui n’en auraient pas eu besoin. Avec le changement d’ordonnance vĂ©tĂ©rinaire, j’ai dĂ» revoir mes habitudes.» L’exploitant a donc totalement repensĂ© son bĂątiment, remplaçant les filets brise-vent par des fenĂȘtres, isolant murs et toiture et installant une ventilation trĂšs douce et homogĂšne. Les courants d’air peuvent avoir un effet catastrophique sur le systĂšme respiratoire particuliĂšrement dĂ©licat des jeunes bovins. Or leur tissu pulmonaire ne se rĂ©gĂ©nĂšre pas. Un veau malade restera faible pour toute sa vie.» En parallĂšle, Christian Fuchs approche la droguerie Roggen d’Estavayer-le-Lac, afin de rĂ©aliser un mĂ©lange adaptĂ© Ă  ses besoins. Le thym pour ses propriĂ©tĂ©s antibactĂ©riennes, la lavande contre le stress, l’eucalyptus pour dĂ©gager les voies respiratoires et assainir l’air ambiant. En dĂ©finitive, je suis convaincu que ces huiles essentielles participent Ă  la bonne santĂ© de mes veaux, parce qu’elles font partie d’un tout.» Aussi efficace qu’il soit, ce traitement a cependant un coĂ»t. Je compte entre 5 et 7 francs par veau sur les deux mois que dure le sevrage. Mais en parallĂšle, ma facture vĂ©tĂ©rinaire a bien diminuĂ©, d’un tiers environ. Sans compter que j’ai moins recours aux antibiotiques, ce qui me convient mieux.» La prochaine Ă©tape pour Christian Fuchs, c’est de rĂ©ussir Ă  faire ingĂ©rer des huiles essentielles Ă  ses bĂȘtes. Il semble que ça soit encore plus efficace!» Doris Pellet, Saint-Livres VD Des aiguilles pour les vaches Agricultrice, vĂ©tĂ©rinaire et homĂ©opathe, Doris Pellet pratique depuis peu l’acupuncture sur son bĂ©tail. Elle s’avoue convaincue du potentiel de cette technique. VĂ©tĂ©rinaire Ă©galement formĂ©e Ă  l’homĂ©opathie, Doris Pellet a toujours Ă©tĂ© sensible aux mĂ©decines alternatives. Sur le domaine qu’elle exploite avec son mari entre BiĂšre et Saint-Livres VD et oĂč cohabitent vaches laitiĂšres, vaches mĂšres et bovins Ă  l’engrais, elle a recours de longue date Ă  ce type de traitements. Le printemps dernier, elle a profitĂ© de s’initier Ă  l’acupuncture sur bovin lors d’un cours organisĂ© par le Service sanitaire bovin Ă  la ferme-Ă©cole bio de Sorens FR en collaboration avec la vĂ©tĂ©rinaire australienne Lena Clifford. J’y suis allĂ©e par curiositĂ©. L’approche de cette mĂ©decine m’a tout de suite convaincue. Depuis, je me documente, je me forme et je m’entraĂźne rĂ©guliĂšrement Ă  localiser les points sur mon bĂ©tail.» L’acupuncture est l’une des cinq branches de la mĂ©decine traditionnelle chinoise. Doris Pellet s’est donc dans un premier temps attelĂ©e Ă  bien saisir les fondamentaux de cette science sĂ©culaire, qui agit sur le flux Ă©nergĂ©tique circulant dans le corps par la voie de mĂ©ridiens apprendre la cartographie des milliers de points d’acupuncture ainsi que leurs rĂŽles, puis acquĂ©rir le doigtĂ© nĂ©cessaire, non seulement pour la manipulation des aiguilles, mais surtout pour trouver ces fameux points d’acupuncture. On les dĂ©tecte au toucher, en sentant une diffĂ©rence de tempĂ©rature ou d’implantation du poil.» Convaincue, Doris Pellet n’a pas hĂ©sitĂ© une seconde avant de traiter une de ses laitiĂšres avec les aiguilles. C’était une vache qui, quelques semaines aprĂšs le vĂȘlage, ne revenait pas en chaleur, chose qui n’est pas dans ses habitudes. Elle produisait par ailleurs moins de lait. J’ai ainsi commencĂ© Ă  chercher ces fameux points et j’en ai repĂ©rĂ© deux oĂč l’animal rĂ©agissait Ă  la stimulation. Le message Ă©tait clair il y avait un problĂšme au niveau du systĂšme reproducteur. J’ai donc plantĂ© une aiguille sur un point prĂ©cis Ă  l’intĂ©rieur de la jambe, au-dessus du jarret, comme l’avait prĂ©conisĂ© l’acupunctrice. Douze heures plus tard, la matrice s’est vidangĂ©e subitement! L’acupuncture avait agi comme un signal sur l’organisme, lui donnant un coup de pouce pour lever un blocage Ă©nergĂ©tique.» En Suisse, rares sont les vĂ©tĂ©rinaires Ă  utiliser l’acupuncture sur le gros bĂ©tail. Elle semble pourtant trĂšs utile pour rĂ©soudre des problĂšmes de fertilitĂ© retours en chaleur, chaleurs cachĂ©es. J’ai rĂ©ussi Ă  redonner de l’appĂ©tit Ă  un de mes veaux, en lui plantant une aiguille Ă  un point bien prĂ©cis sous la queue», renchĂ©rit Doris Pellet. Il n’en reste pas moins qu’il est nĂ©cessaire d’avoir des connaissances vĂ©tĂ©rinaires pour pratiquer l’acupuncture. Il faut ĂȘtre parfaitement au point sur l’anatomie, confirme Doris Pellet. Quand on nous dit d’enfiler une aiguille entre le nerf et la veine du tibia, autant dire qu’il faut savoir ce que l’on fait, car ce n’est pas sans risque!» Laura Papaux, Cerniat FR Le salut par l’homĂ©opathie Sur leur exploitation laitiĂšre, Laura Papaux et son mari sont venus Ă  bout de problĂšmes de santĂ© chez leurs veaux grĂące Ă  l’homĂ©opathie. Quand nous avons mis en commun nos troupeaux dans un nouveau bĂątiment, au cours de l’hiver 2014-2015, nous avons dĂ» avoir recours Ă  de nombreuses reprises Ă  des antibiotiques. J’ai vraiment mal vĂ©cu cette pĂ©riode. Ces vachettes Ă©taient notre troupeau de demain! Je me suis donc orientĂ©e vers l’homĂ©opathie pour ne plus avoir Ă  vivre une nouvelle fois ce genre d’expĂ©rience.» Laura Papaux, qui exploite avec son mari 33 hectares entre Cerniat et Treyvaux FR, s’informe alors et recueille des tĂ©moignages auprĂšs d’autres Ă©leveurs ayant Ă©galement recours aux mĂ©decines naturelles. J’ai rapidement compris que mĂȘme si j’ai toujours Ă©tĂ© trĂšs attentive Ă  la santĂ© de mes bĂȘtes, il fallait que je modifie mon rapport Ă  leur Ă©gard.» L’attribution du remĂšde homĂ©opathique passe en effet par la connaissance fine du psychisme de l’individu, humain ou animal. DĂ©sormais, je considĂšre chacune de mes vaches individuellement et je tĂąche d’identifier leurs caractĂšres et comportements.» Ainsi lorsqu’une de ses jeunes bĂȘtes perd subitement son lait, sans raison apparente, la jeune femme dĂ©cide de ne pas appeler aussitĂŽt le vĂ©tĂ©rinaire. Je l’ai beaucoup observĂ©e. Sa façon de se dĂ©placer, de manger m’a rapidement fait imaginer qu’elle avait ingurgitĂ© un corps Ă©tranger, dont j’ai effectivement pu la dĂ©barrasser Ă  l’aide d’un simple aimant! Je lui ai administrĂ© un traitement homĂ©opathique pour Ă©viter que ses parois intestinales ne soient abĂźmĂ©es. Ainsi qu’un remĂšde de constitution adaptĂ© Ă  sa morphologie et son caractĂšre. Et elle est revenue en lait au bout de quelques jours.» Il n’en fallait pas tant pour convaincre la jeune agricultrice que l’approche choisie Ă©tait la bonne. La derniĂšre piqĂ»re d’antibiotique sur les veaux date de 2015! Chez les veaux, les diarrhĂ©es ont quasiment disparu, ou sont trĂšs bien maĂźtrisĂ©es, et cet Ă©tĂ©, je n’ai eu aucune mammite aiguĂ«.» Laura Papaux ressent Ă©galement les effets de ce changement de stratĂ©gie au niveau Ă©conomique. Mes frais vĂ©tĂ©rinaires ont baissĂ© drastiquement en deux ans et ma marge brute par vache a augmentĂ©! Globalement, mes bĂȘtes sont plus solides, et moi, en les connaissant mieux, j’arrive en gĂ©nĂ©ral Ă  agir avant que la maladie ne se dĂ©clare.» Pour Laura Papaux, l’approche homĂ©opathique n’est en rien incompatible avec une conduite intensive du troupeau. Nous pratiquons l’élevage avec des vaches holsteins productives, avons recours au transfert d’embryon, utilisons des doses sexĂ©es. Nos buts sont clairs produire du lait avec des vaches en bonne santĂ© et qui ont une bonne longĂ©vitĂ©. Et l’homĂ©opathie s’intĂšgre parfaitement Ă  cet objectif.» La Fribourgeoise s’est formĂ©e en parallĂšle Ă  la confection d’onguents. J’ai fait pousser des soucis au jardin pour rĂ©aliser une pommade au calendula, particuliĂšrement efficace pour aider Ă  la cicatrisation des petits bobos!» Textes Claire Muller Photos Nicolas de Neve/Claire Muller

soigner une mammite avec des huiles essentielles